martes, 19 de junio de 2012

N° 146. EXTRA n° X de Junio de 2012


Viva La Rioja !
         
La Rioja, en effet, ne nous a pas déçus. Elle nous a donné tout ce que nous en attendions, et certainement un peu plus.
Des deux semaines intensives que nous avons passées dans cette région qui, indiscutablement, « gagne à être connue », vous trouverez un sommaire, trop sommaire, aperçu, rédigé par quelques-uns des voyageurs qui ont eu envie de partager avec vous leurs souvenirs de voyage.
Merci à tous ces pigistes bénévoles qui nous ont permis de vous présenter un Gazpón d’une grande tenue, mais non exempt d’humour.
Merci aussi, bien sûr, à tous ceux d’entre vous qui ont envoyé des cartes postales, de La Rioja, ou d’ailleurs, et pardon si nous n’avons pas pu les publier toutes.
Los Amigoëlos, et El GazapO, vont maintenant faire relâche pendant deux mois, mais nous nous retrouverons dès le début du mois de septembre, au Forum des Associations de Paimpol, Lannion, Guingamp et Lanvollon, où vous pourrez découvrir les projets pour la prochaine saison, dont bien sûr un nouveau voyage qui, pour la quatrième fois, nous emmènera en Andalousie.
En attendant, bonnes vacances à tous et n’oubliez pas, si vous voyagez cet été, de nous envoyer une carte postale.

Forum des Associations 2012

            La saison associative n’est pas encore finie qu’on nous oblige déjà à penser à la prochaine, sous la forme de courriers reçus des différentes municipalités où nous intervenons, c’est-à-dire Paimpol, Lanvollon, Lannion et Guingamp, qui veulent savoir si nous participerons au Forum des Associations. Bien sûr, nous avons répondu affirmativement, ce qui veut dire que toutes les bonnes volontés seront les bienvenues pour assurer les permanences en ces divers lieux. A Paimpol, ce sera le 1er septembre, à Guingamp et Lannion le 8, et à Lanvollon, nous ne le savons pas encore, mais selon toutes probabilités à l’une de ces deux dates. Notez-le sur vos calepins.

Lydia

Voyage/Viaje 2013

            Tout le monde le sait déjà, sauf peut-être quelques étourdis, notre voyage 2013 nous mènera en Andalousie pour la Feria del Caballo de Jerez de la Frontera. Il aura lieu du 21/22 avril au 03/04 mai et se fera en avion, par vol direct Brest- Málaga ou Nantes-Málaga. Sur place nous disposerons d’un car espagnol pour les excursions. Comme en 2005, nous serons logés dans un hôtel *** à Sanlúcar de Barrameda. Les danseuses de flamenco pourront suivre un stage, peut-être deux. Le prix n’a pas encore été fixé, mais comme d’habitude il sera calculé au plus serré par notre trésorière Andrée, qui a toujours su ménager nos finances. Il devrait être connu précisément début septembre. D’ores et déjà les inscriptions sont ouvertes. Il suffit, si ce voyage vous intéresse, d’envoyer un mail à Yvon, même si vous lui en avez déjà parlé.




 Babette, Daniel, Miguel et Roselyne
Spectacle/Espectáculo de Flamenco

            A l’occasion de la fête de la musique, le 21 juin, vous pourrez voir Pepita et ses danseuses de flamenco sur le parking de Caërphilly, à Lannion, à 18h30. Et elles remettront ça pour la Saint-Jean, le 23 juin, à 16h00, à la salle du Guindy de Buhulien.
Ne manquez pas d’aller les applaudir.



  Yann

Fiesta de Fin de Año / d’Année

            Rien à voir avec l’affluence massive des deux dernières années, mais notre fête de fin de saison du 02 juin à Pommerit-Jaudy a réuni autour d’un superbe buffet une petite centaine de convives, qui ont passé une très bonne soirée, animée par Pepita, qui est parvenue à faire danser presque tout le monde.
            Nous avons également profité de l’occasion pour découvrir les photos du voyage dans la Rioja, tant sur les albums apportés par Jean Pierre que sur l’écran où Yvon a projeté les siennes et celles qu’il avait déjà reçues des autres voyageurs.
            Nous nous sommes quittés vers minuit, aussi contents que fatigués, ou fatigués que contents.
  Laurence et Charlotte

Scrabble en espagnol / español

            La dernière partie de la saison s’est jouée en petit comité le 09 juin à Lannion, et malgré les bulles apportées par Violette, les six joueurs présents n’ont pas fait de grandes étincelles. Un scrabble quand même, un seul, à l’actif de Jeannine et Michelle, qui ont d’ailleurs gagné la partie avec 647 points, sur un modeste score total de 737 points, très loin donc du record Amigoëlos de 873 points.
            Rendez-vous à tous les joueurs, vétérans et néophytes, début octobre. Et pensez à vous entraîner un peu pendant l’été, surtout si vous avez des amis espagnols de passage, ou si vous allez vous-mêmes en Espagne !

 Maryse et Tanguy

Stage / Cursillo de Salsa

            C’est comme ça, et Pepita ne peut pas rester plus de trois jours sans danser. C’est pourquoi elle proposera cet été à tous les amateurs de rythmes caribéens un stage de salsa cubaine de 4 heures.
            Ce stage, pour débutants, aura lieu les 01 et 02 août à la salle municipale de Plounez, à raison de deux heures par jour, en soirée. L’heure exacte reste à préciser en fonction des possibilités des uns et des autres.
            Le prix sera de 40 €uros et vous pouvez, si vous êtes intéressé(e)s, vous inscrire dès maintenant en téléphonant au 02 96 22 13 42. Et n’hésitez pas à faire de la publicité autour de vous. 

 Odile
  Christiane et Robert


Especial La Rioja
Viaje Amigoëlos 2012

Chemin faisant, et défaisant …                   par Edith

Premiers pas en Espagne, premier voyage avec la sympathique équipe de los Amigoëlos au grand complet, et premier contact avec le chemin de St Jacques, que nous n'avions jamais croisé, même en France, bien qu'amateurs de randonnées.
Dimanche 20 mai, jour de repos de notre chauffeur préféré, nous décidons de ne pas laisser passer cette occasion: puisque "el camino" traverse Navarrete, nous allons en faire un petit bout.
9h45, nous sommes aux taquets, avec sacs à dos, pique-nique, polaires et parapluies, le ciel nous paraissant plus breton qu'espagnol. Inutile de chercher les coquilles qui ponctuent le chemin, il suffit de suivre le mouvement et les silhouettes: chapeaux de brousse, shorts ou pantalons informes, grosses chaussures et sacs à dos.


Nous, on tient la forme: on n'a pas marché la veille et les sacs sont légers, alors on double, on se sourit, on se dit "hola" (ou allo, ou olé, Dominique ne maîtrisant pas encore trop la langue), on se souhaite "buen camino".
On traverse des vignes et des plantations d'amandiers, on voit déjà des fruits dans les figuiers. on longe un petit bout d'autoroute. Arrivée à Ventosa, à 8km de Navarrete selon Tanguy, mais plutôt 5km nous semble-t-il. Petite pause café (uno solo y uno con leche). D'autres ont eu la même idée, certains ont enlevé les chaussures. Arriveront-ils à les remettre?
Et nous voilà repartis. Vers midi, première averse. On sort les parapluies, quand les autres sortent les capes, de toutes couleurs, certaines avec forme emboîtant le sac. Belle invention, merci Monsieur Décathlon. Les mollets commencent à tirer. On se fait doubler (eh oui, le rythme a ralenti) par Laurence et Hubert à hauteur de Sotes. Vers 13h, pause pique-nique d’une demi-heure sur une aire aménagée avec abri (de la pluie mais pas du vent!). Il semblerait qu'on ne soit plus qu’à 3 ou 4 km de Nájera, mais on décide de faire demi-tour.
Alors là, on se retrouve en sens inverse de tout le monde, avec l'air de celui qui n'a rien compris au film. Mais on voit mieux les gens, les groupes, les "tout seul", les jeunes et moins jeunes, ceux qui viennent de se rencontrer et parlent un moment, ceux qui chantent, ceux qui boitent et ceux qui pédalent....Et on peut donner quelques informations sur la suite du chemin, en mélangeant espagnol, anglais et français.
Arrivée à Navarrete vers 17h. Un chien qui n'avait rien dit ce matin nous montre les crocs et aboie. Il n'a pas l'habitude des "peregrinos al revés". J'ai les mollets en béton et les fémurs qui me rentrent dans l'estomac. Nous avons fait une vingtaine de Km. Quelques étirements et une bonne douche et il n'y paraîtra plus! Enfin, heureusement que demain, pour cause de météo, on visite Burgos au lieu de faire la balade dans les Bardenas Reales !

Fiestas en Pamplona y Haro. Sacré et Profane.        par Maryse

Il n’est pas possible de visiter des villes comme Pampelune ou Haro sans évoquer leurs célèbres fêtes : celles de San Fermin pour Pampelune et celles de San Felices pour Haro. Ce sont des fêtes qui se déroulent sur plusieurs jours et où le caractère profane semble parfois prendre le dessus sur le caractère sacré, les deux restant indissociables.
                                                               San Fermín

A Pampelune, les fêtes de San Fermín se déroulent du 7 au 14 juillet. Le premier acte religieux a lieu la veille. Il s’agit des Vêpres en l’honneur du Saint Patron, célébrées par l’évêque en personne, en présence de la municipalité au complet. Tous les matins a lieu l’ « Encierro » qui a fait la réputation de Pampelune. L’Encierro commence par une prière chantée par les coureurs devant une statuette de San Fermín, sur le lieu même du passage des taureaux. A 8 heures précises, au coup de pétard, les « corrales » (enclos où sont retenus les « toros ») sont ouverts et les taureaux lâchés dans la ville où ils vont poursuivre les téméraires qui courent devant eux. Ceux-ci ont pour seul objectif de ne pas se faire encorner. La course, qui dure entre deux et trois minutes quand tout va bien, se termine quand les taureaux sont enfermés dans les arènes, où ils attendront la corrida de l’après-midi.
A Haro, la fête de San Felices, à laquelle est associée la fameuse « Bataille du vin », se passe le matin du 29 juin. Elle commence tôt par une messe célébrée sur les lieux où immédiatement après, les participants vont s’arroser de milliers de litres de vin à l’aide d’outres ou autres récipients et ce jusqu’à midi, où ils finissent bien trempés et peut-être un peu « avinés » !
Ce caractère indissociable du Sacré et du Profane se retrouve très certainement dans d’autres fêtes espagnoles, mais peut-être pas seulement espagnoles… D’aucuns m’ont suggéré d’établir un parallèle avec les pardons bretons…Ceci est un autre sujet! 

Regards sur La Rioja                  par Odile et Pierrick

            Région connue surtout pour ses vignobles, ses "bodegas" et le très intéressant musée du vin de Briones. Région touristique tant par la beauté de ses paysages variés, que par la découverte d'un patrimoine historique et culturel au sein de villes telles que Logroño ou Haro... mais aussi des villages qui jalonnent le Chemin de Saint-Jacques de Compostelle: Navarrete, Nájera ou Santo Domingo de la Calzada.
Région d'histoire à travers ses monuments publics ou religieux. Route des monastères: Santa María la Real à Nájera, Nuestra Señora de Valvanera, patrona de La Rioja, à Anguiano, ou encore Suso et Yuso, dans la Sierra de la Demanda, au creux de la vallée du Cárdenas, à San Millán de la Cogolla. Suso (celui d'en haut) fondé par San Millán conserve des vestiges importants de 3 styles architecturaux différents: visigoth, mozarabe et roman. C'est aussi le berceau de la langue espagnole. Yuso (celui d'en bas) fondé en 1050 est toujours en activité aujourd'hui. La visite guidée nous fait découvrir, entre autres, la sacristie aux fresques du 18ème, une des plus belles d'Espagne, le musée, la bibliothèque avec ses manuscrits du Xème siècle. Par leur valeur historique, artistique et religieuse, mais aussi linguistique et littéraire, ces deux édifices ont été déclarés Patrimoine de l'Humanité en 1997.
                                      Monasterio de Yuso. San Millán de la Cogolla

A l'extérieur, un bronze attire notre regard: c'est une oeuvre de Félix Reyes Arencibia, sculpteur canarien très lié à la Rioja et dont de nombreuses œuvres se trouvent dans les espaces publics de Logroño  ("Monumento a la Madre", "La Dama lectora" ) ou encore au musée Würth la Rioja.
Cette sculpture intitulée "Grupo escultórico a la firma del Estatuto de la Autonomía de la Rioja" date de 2003, elle commémore la signature du traité d'autonomie de 1982.
La femme enceinte faisant face à San Millán représente la Rioja, elle symbolise l'espérance dans le développement de cette province, mais aussi le respect des statuts d'autonomie, et l’engagement de défendre et promouvoir la langue espagnole née dans cette vallée.
En conclusion, magnifique voyage, plein de belles découvertes géographiques et culturelles et riche en relations humaines.

Hugonell et les gallinacés à Santo Domingo de la Calzada
par Tanguy

Vers 1130, un jeune pèlerin allemand venant de la ville de Xanten, en Westphalie, entreprit avec ses parents,  le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle. Entre  Logroño et Burgos ils passèrent une nuit dans une auberge de Santo Domingo de la Calzada, à l'ouest  de la Rioja.
Hugonell était jeune, il  devait être joli garçon, et il reçut les avances d'une des filles de la maison. Etait-ce une  jeune servante ? Était-ce la patronne, plus âgée et moins attrayante ? Quoi qu'il en soit Hugonell - pieux et chaste - ne céda pas à la tentation.
Sa soupirante, déçue et humiliée, décida de se venger. Elle dissimula dans les bagages du garçon de la vaisselle d'argent et se rendit,  aussitôt que la famille fut partie, chez l’alcalde* . Elle accusa le jeune homme de vol. Il fut rapidement rattrapé par les soldats, et immédiatement jugé et pendu, pour ce crime qu'il n'avait pas commis. Ses parents, dévorés par le chagrin, continuèrent leur pèlerinage  jusqu'à Saint-Jacques,  en priant constamment  pour l’âme de leur enfant, tant  aimé et si injustement puni.
Au retour ils passèrent de nouveau près du gibet et, avec une immense douleur, le virent toujours  suspendu à la corde de la potence. En s'approchant, ils entendirent Hugonell murmurer à peu près ces paroles : «  Chers parents, ne pleurez pas car je vais bien. Santo Domingo veille sur moi et je suis  bien vivant ». Bouleversés, ils voulurent s'adresser à l’alcalde. Il leur fut répondu qu'il était en train de déjeuner. Ils insistèrent tant que, finalement, ils purent obtenir l'entrevue demandée. Le magistrat était en train manger un coq et une poule rôtis. Les parents d’Hugonell lui exprimèrent qu'ils avaient la certitude que leur fils était vivant et qu’il s'était adressé à eux lorsqu'ils étaient passés près du gibet.

L'alcalde, mécontent d’être dérangé pendant son repas pour une affaire aussi futile,  leur répondit ironiquement, en poursuivant son déjeuner : « si votre fils est vivant, cette  poule et ce coq se mettront à chanter dans mon assiette». Immédiatement la poule et le coq, se dressant sur leurs pattes, se couvrirent de plumes et se mirent  à chanter et caqueter.
L'alcalde, bouleversé, fit aussitôt dépendre le jeune Hugonell qui, effectivement, grâce à la protection de Santo Domingo, était bien vivant. Peu après, le père, la mère et le fils, à nouveau réunis, reprirent la route de Xanten. La suite de leur histoire ne nous est pas connue.
Dans la somptueuse cathédrale  de Santo Domingo de la Calzada, depuis le XIVe siècle, en souvenir de ce miracle,  sont en  permanence hébergés, une poule et un coq blancs. Depuis 1445 ils sont dans un magnifique poulailler gothique en pierre polychrome. Au-dessus de celui-ci est fixé au mur un morceau de la potence à laquelle fut pendu Hugonell, avant qu’il ne ressuscite. Le couple de gallinacés, afin d’être toujours en bel état, est renouvelé tous les 15 jours par les prélats de la confrérie de Santo Domingo. Les poulets « de rechange » sont élevés dans un poulailler situé dans la cour du refuge des pèlerins proche de la cathédrale.
L’histoire de ce miracle (qui ressemble beaucoup à celle du coq de Barcelos, au Portugal ) est évoquée sur de nombreux retables en France, en Suisse et en Allemagne. Ainsi est perpétuée, à Santo Domingo de la Calzada,  la Mémoire du vertueux Hugonell de Xanten - injustement condamné pour un vol qu’il n’avait pas commis, et qui fut sauvé par Santo Domingo.

Los pimientos de Padrón          par Maryse

Tous ceux qui participent aux cours d’espagnol d’Yvon ont entendu parler des "pimientos de Padrón", ces fameux tout-petits poivrons verts qu’on ne trouve pas en Bretagne! Lors de notre "caminata" avant le séjour dans la Rioja, nous avons eu le plaisir d’en manger. Etaient-ils de Padrón, d’Herbón, de Galice ou du Maroc? Peu importe! Quel régal de sentir les grains de sel croquer sous la dent et d’apprécier leur goût si particulier. Mais nous n’avons pu vérifier le dicton «  uns pican e outros non », ils étaient tous très doux!

Un Camino de Santiago muy húmedo
« Singing in the Rain »     por Marisa



Hicimos los últimos 150 kilómetros que van de O Cebreiro a Santiago bajo una lluvia que nos mojaba de arriba abajo. ¡Estábamos empapados! El camino estaba tan lleno de fango que lo más importante era mirar donde metíamos los pies.
Entonces, no vimos casi nada del paisaje, sólo algunos « hórreos » y « corredoiras ». Es lo que más nos entristeció. Del primer día al último llovió sin parar y nosotros caminando, y cantando para mantener la moral alta. Una hora después de nuestra llegada a Santiago,  ¡ Oh, milagro ! el sol salió y empezó a calentar. A pesar de la lluvia, no fue una caminata triste porque no sólo cantamos sino que nos encontramos con mucha gente muy simpática de muchos países, algunos muy lejanos.

Western                    par Madeleine

Il ventait, ils étaient vaincus par la fatigue. Ils avaient  marché, ils étaient las, ils avaient faim, ils avaient soif …enfin à l’horizon de cette immensité désertique, la vie, une maison, l’espoir de boire enfin un verre de Rioja !

Mais les Bardenas Reales  réservaient leur lot de mirages, d’ illusions, l’ endroit était abandonné. Pas l'ombre de "patatas à la Riojana" ou d' "espárragos con jamón ibérico" ,  il fallait reprendre la route le ventre vide, la gorge sèche. Combien de temps, combien de marche ? Nul ne le savait ...
Étrangement Yvon souriait, peut-être détenait-il le secret, connaissait-il la porte magique qui les sortirait de ce songe "arizonien".

La Calle/Kalea Salsipuedes,  à Pampelune                par Jean Paul

Les noms de lieux (toponymes) ou les noms de rues (odonymes) sont le plus souvent porteurs d'Histoire et/ou d'anecdotes à l'origine de leur dénomination.  Les lecteurs "accro" du Gazapón se souviennent sans doute de cette « Calle de Los Bretones » découverte lors de notre voyage en Andalousie, à Sanlúcar de Barrameda. Elle révélait une page d'histoire au temps où la Bretagne était riche de son économie du lin et de son quasi monopole du commerce maritime, et où elle entretenait des comptoirs commerciaux florissants dans de nombreux ports d'Europe (XVIème siècle).
            Moins historique mais tout aussi intrigante nous a paru cette Calle Salsipuedes entrevue lors de la balade dans les rues de Pampelune. Salsipuedes  ou Sal si puedes, qui se traduit par « Sors si tu peux ».  Il s'agit d'une impasse, fermée  à son extrémité par un couvent,  donnant sur la Place San José face à la cathédrale. Cela suffirait sans doute à justifier son nom mais en réalité l'Histoire ou la légende explicitent bien mieux l'appellation.
            Celle-ci émanerait d'une phrase prononcée par un membre d'un groupe de soldats armés poursuivant un individu qui, pensant s'échapper au sein des ruelles proches de la cathédrale,  s'engouffre dans cette impasse et se trouve totalement bloqué par la façade du couvent. L'Histoire ne dit pas le sort réservé à l'homme pris au piège mais elle a retenu l'expression.
Au sujet de cette rue, notre accompagnateur, Julián, nous raconte une anecdote  plus récente et assez saumâtre pour ceux qui l'ont vécue. Des riverains préparant un barbecue dans l'impasse un jour d'été avaient plongé leurs bouteilles de vin dans la fontaine proche de l'entrée.  Quand ils sont venus les chercher tout avait disparu…
Calle salsipuedes, un nom qui déclenche la curiosité, un nom issu de l'ironie sarcastique populaire, un nom somme toute assez fréquent dans les villes hispaniques .

El misterio del Sacacorchos                      par Yvon

Hace por lo menos 5000 años que el hombre elabora vino y lo transporta para venderlo. A lo largo de estos cinco milenios, los recipientes utilizados para el almacenamiento y el transporte del preciado líquido fueron cambiando al paso de los avances tecnológicos. En el Museo del Vino de Briones  descubrimos, entre otras cosas, el largo proceso que condujo de la ánfora al tonel y finalmente, en época relativamente reciente, al recipiente que conocemos hoy: la botella de vidrio con tapón de corcho.
Una vez inventada la botella y redescubierto el tapón de corcho (ya utilizado por los romanos para cerrar las ánforas), hubo que encontrar la manera más cómoda de extraerlo. Fue entonces, a principios del siglo XVIII, cuando aparecieron los primeros sacacorchos, inspirados en una herramienta que servía para retirar los proyectiles atascado del cañón de las armas de fuego. Sin embargo, sólo fue a finales del mismo siglo, en 1795, cuando el Reverendo Samuel Henshall, de nacionalidad inglesa, patentó su modelo, convirtiéndose así en el “inventor oficial” del sacacorchos. 
                                                   Unos pocos sacacorchos

En la última sala del Museo, pudimos admirar una apabullante colección de sacacorchos, auténtico himno a la ingeniosidad y a la imaginación del hombre. Ingeniosidad en lo que se refiere a los diferentes trucos ideados por los inventores sucesivos (palanca, doble palanca, palancas compuestas, cremallera, molinillo), para reducir la fuerza requerida por la extracción del corcho, e imaginación infinita en cuanto a las maneras de decorar esta simple espiral metálica  que, en definitiva, es un sacacorchos.
Es así como un modesto objeto utilitario, auténtico concentrado de inteligencia humana, también se ha elevado, en muchas ocasiones, a la categoría de obra de arte, en el que el artista ha convertido el asa o el sistema de palancas en una pequeña escultura en la que ha plasmado su sentido de la estética y en no pocos casos, sus fantasías, como lo pudimos ver en la vitrina rotulada “sacacorchos irreverentes”.
En poco más de 200 años han sido más de mil los modelos de sacacorchos patentados por sus inventores. ¿Qué sentido tendrá este derroche de materia gris aplicado a un problema resuelto desde hace tanto tiempo ? ¿No tendrá algo que ver con la magia del propio vino, que se transmite a todo lo que le rodea? La pregunta está abierta, como también sigue abierta la posibilidad de inventar nuevos sacacorchos.

Visages  et paysages de la Rioja                  par Jean Paul

Difficile de choisir parmi les différents itinéraires et sites proposés aux pèlerins de Los Amigoëlos celui qui restera le plus longtemps gravé dans les mémoires. Entre la cathédrale de Burgos, les monastères, les Bardenas Reales, l'Alésia celtibère de Numancia, lequel doit-on installer sur la première marche du podium ?  En ce qui me concerne, aucun doute : c'est assurément l'excursion vers Anguiano-Valvanera et le retour par le Puerto de Peña Hincada qui remporte la palme.  Pourquoi ? 

                                                             Arrivée à Valvanera

Parce qu'au cours de cette journée, on a plongé dans la diversité riojane avec, au départ, ses paysages de vignobles, puis de vallée encaissée, avec de rares petits villages accrochés à flanc de collines escarpées, de petites routes bordant des ravins et où il était quasiment impossible pour le car de croiser un autre véhicule. On n'oubliera pas non plus la visite de l'église d'Anguiano, dédiée à San Andrés, ni celle du  monastère de Valvanera, dédié à la Virgen homonyme, sainte patronne de la Rioja, où nous avons pris un déjeuner collectif. Bref, de quoi remplir plusieurs Gazapones si l'on s'amusait à détailler l'ensemble des vues que l'on a présentes à l'esprit. Mais ce que nous voulons mettre en exergue, ce n'est pas une vision impressionniste tous thèmes de l'excursion mais les rencontres  impromptues que nous avons pu faire avec les Riojans.
C'est d'abord, au sortir du car à Anguiano, dans un ciel plus bleu que bleu et dans un air frais et tonique, la superbe vue sur un panorama montagneux. Personne dans la rue - le village aux belles maisons en pierre de taille semble se reposer sur un passé prestigieux – si ce n’est cette dame d'un certain âge qui se met en quatre pour nous guider vers l'église paroissiale. Fermée…  Pas  d'Office du Tourisme dans lequel s'engouffrer…  Qu'à cela ne tienne ! Le scénario des rencontres impromptues se met en route. Le postier sort de son guichet et se transforme en guide improvisé de talent. Il nous révèle les secrets de la Danza de los zancos ou danse des échasses : la danse très spéciale des villageois d'Anguiano. 
                                              La danse des échasses d'Anguiano

Elle  consiste, pour huit jeunes gens vêtus d'une chemise blanche, d'un gilet multicolore et d'une jupe jaune, à descendre les escaliers de la place de l'église puis la cuesta de los danzadores au son de la musique et des tambourins en tourbillonnant sur eux-mêmes. L'opération est risquée car la route est pavée de galets et la pente avoisine les 20%... Elle est renouvelée deux fois l’an, en juillet et en septembre, lors des fêtes dédiées à Santa Maria Magdalena, la patronne du village, et elle se pratique depuis 1603 !!!
Ensuite c'est au tour du sacristain  - prévenu par notre bonne dame ?? - de nous ouvrir les portes de l'église et de nous montrer tous les trésors de cette édifice à l'architecture originale : elle est quadrangulaire à l'instar de la célèbre croix de son saint patron. Les commentaires coulent de source : ce sacristain sympathique et érudit vit son église…  Il "fait le métier" depuis 30 ans… Une foule de détails nous est livrée sur le retable, les statues, dont celle de la Virgen.de Valvanera, la sacristie, les chasubles et les trois manteaux de Santa Maria Magdalena, etc. Heureusement, Tanguy s'improvise assistant temporaire du sacristain  et nous traduit ses explications. Pour finir,  on aura droit également à quelques notes jouées sur l'orgue baroque datant de 1738…  


Bel accueil et belle cité qu'Anguiano que l'on quitte à regret (sans avoir vu le pont sur la gorge du rio Najerilla ni la fontaine intermittente) en méditant ces paroles du sacristain : "Valvanera c'est un paysage...!"
C'est un sacré paysage - c'est sûr - de monts découpés par la vallée du rio Valvanera et  recouverts de forêts de hêtres, dans lesquelles s'incrustent quelques taches noires de conifères.  Un endroit isolé, tout à fait rêvé pour ériger au Xème siècle le sanctuaire à la gloire de la Virgen de Valvanera, dont la statue a été miraculeusement trouvée par un malfaiteur repenti dans la fissure d’un tronc de chêne, entourée d’un essaim d’abeilles. Le monastère est actuellement régi par huit moines bénédictins, dont un jeune panaméen, venu là après un séjour monastique en Italie. Il nous a fait l'honneur d'une visite commentée après le repas pris en commun dans le réfectoire du monastère, servi par une Colombienne !! Très internationale cette communauté.
Sur le retour vers Navarrete, par une route sinueuse étroite et des  plus pentues, deux nouvelles rencontres de personnages authentiques vont égayer notre excursion. 


C'est d'abord ce berger avec ses deux chiens et ses mille moutons, rencontré au Puerto de Peña Hincada, qui s'étonne de nous voir arriver par l’ouest car très peu de cars s'aventurent sur cette route. Mais, nous rassure-t-il, la descente sur le versant nord est beaucoup plus facile!
C'est ensuite ce jubilado, lui aussi très ouvert à la discussion, comme le berger, que nous trouvons assis sur une pierre lors de notre randonnée pédestre dans les bois en direction du club nautique El Rasillo. Paisible et serein, il est occupé à tailler un bâton… A ses pieds quelques champignons qu'il vient de ramasser…
Flash sur le poème de Verlaine un peu modifié pour l'occasion. Flash paradoxal dans la mesure où l'homme et l'environnement respirent la liberté  et la sérénité …
Le ciel est,  par-dessus la canopée
Si bleu,  si calme …
…Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là                                               
Simple et tranquille
…
Le calme sylvestre n'a été troublé que de manière très éphémère: le jubilado reprend son occupation, Los Amigoëlos continuent leur randonnée vers le Club Nautique. Retour à la vie moderne, à la caña, au jus d'orange ...et quelques jours plus tard vers la Bretagne. 

Visages et paysages inoubliables de la Rioja …
Caras y paisajes inolvidables de la Rioja …!
Gracias a la Rioja ! Gracias a Los Amigoëlos !

Morcilla de Burgos        par Tanguy

Pourrait-on imaginer d'aller à Paris sans voir la tour Eiffel, à Grenade sans voir l’Alhambra, à Séville sans voir la Giralda, à Santo Domingo de la Calzada sans voir le poulailler de la cathédrale ou à Santiago sans voir le Botafumeiro ? Non !
Il serait  tout aussi impensable d'aller à Burgos sans déguster une « morcilla ». Espérons que ce n’est le cas d’aucun/e Amigoëlo !
Le cuisinier de Syracuse, Mithaïcos, cité par Platon dans Gorgias, atteste que la morcilla existait déjà en 428 avant Jésus-Christ. On ne sait plus si Mithaïcos cuisinait bien mais, si Platon en parle,  c’est qu’il ne devait pas être nul….
La « morcilla » fait partie des charcuteries enveloppées dans un tronçon d'intestin – telles que les saucisses, le saucisson, le chorizo, le boudin, l’andouille et bien d'autres – qu’en Espagne en appelle « embutidos ».
A Burgos, celle-ci est un plat traditionnel élaboré avec du sang de porc, du riz, du piment, des oignons, de l’ail et divers autres condiments.
La « morcilla » existe en d'autres régions. Celle de Castille, qui comporte des raisins secs, celle de Valladolid, aux pignons, et celle des Asturies, que l’on trouve dans la célèbre « fabada » (sorte de cassoulet). Sans parler de notre bon vieux boudin noir de France… 
Elle est généralement cuite à la poêle ou au four. Elle peut-être accommodée de diverses manières : « tapas », brochettes, dans une quiche, sur une tarte. Elle peut être associée à des pommes cuites, de la purée. Elle peut-être utilisée comme farce pour un gibier. Bref, l’imagination des cuisinier/es est sans limite. Et pour l’accompagner ? Un vin rouge, sans discussion : Rioja, Navarra, Valdepeñas ou, mieux encore, Ribera del Duero.
                                                       Statue du Cid, à Burgos

Non,  à Burgos il n’y a pas que la cathédrale, le  tombeau  du Cid,  le « papamoscas » et le monastère de Miraflores. Il y a aussi la « morcilla ».
Et la « morcilla », c’est drôlement bon !

Un día de vacaciones, o un día sin conductor ni autobús.   por Mónica

            Hoy es domingo, el día libre de nuestro conductor Rubén. A menos de escoger descansar en nuestro hotel de Navarrete para escribir nuestras postales, sólo queda la posibilidad de hacer una excursión pedestre para seguir descubriendo esta espléndida zona que es la Rioja. La opción no es muy original puesto que el camino de Santiago nos abre los brazos al lado del hotel.
            Hacia las 9 horas, me encuentro en el vestíbulo con Pepi  e Yvon, que ya han tomado su decisión y que amablemente me invitan a acompañarles. Con nuestras  mochilas,  nos dirigimos  hacia Navarrete. Después de una visita breve a la iglesia, etapa obligada para los peregrinos de Santiago, nos dirigimos hacia Logroño, la capital de la Rioja.

            Sin embargo presentamos dos diferencias con los peregrinos clásicos: No tenemos bastón y circulamos a contramano de los otros caminantes que, lógicamente, nos ponen cara de sorpresa, a menudo acompañada de sonrisas. Y no les digo el número de « buenos días » que intercambiamos durante esta mañana.
Otra sorpresa : a lo largo de 2 ó 3 km, una alambrada separa nuestro camino de la autopista. Y allí, podemos observar un tipo de « land-art » religioso, instalado día tras día por todos los peregrinos -un peregrino después del otro- que pasan a lo largo de esta barrera de alambre. Estas obras parecen responder  a un tema obligado  porque todas las realizaciones tienen la forma de una cruz latina. Y se suceden los materiales más diversos y heteróclitos como ramas de árboles, maderas de cajas, cordones de zapatos, botellas de plástico, mangas de camiseta, calcetines, hierbas trenzadas, trozos de cartón,  y esta lista no es exhaustiva.
            Llegamos a Logroño un poco antes del aguacero, entramos en un restaurante aparentemente apreciado por los habitantes, porque debemos esperar el  segundo  servicio  para probar el menú  del domingo.

Souvenirs de guerre               par Yvon

Il y a sur la place de la Vierge Blanche un monument qui commémore la Bataille de Vitoria, qui eut lieu le 21 juin 1813, à quelques kilomètres de la ville. Cette bataille, gagnée par le Duc de Wellington, à la tête d’une armée composée d’Anglais, d’Espagnols et de Portugais, peut être considérée comme la déroute définitive des troupes napoléoniennes qui occupaient l’Espagne depuis 1808. A la suite de cette bataille Napoléon se vit contraint de remettre à Ferdinand VII la couronne usurpée par son frère Joseph pendant cinq ans. A Vitoria, la « Grande Armée » laissa derrière elle 7500 morts ou blessés, 138 de ses 140 canons, et le considérable butin qu’elle prétendait emporter vers la France et qui, soit dit en passant, fut récupéré par les Anglais.


Pendant les cinq ans de présence française, l’Espagne en effet, avait été mis en coupe réglée, méthodiquement pillée et souvent saccagée par l’occupant. Nous en avons eu plusieurs témoignages pendant notre séjour dans la Rioja et les régions qui l’entourent.
Le premier nous fut donné par la guide qui nous a accompagnés los de notre visite du monastère de Yuso, à San Millán de la Cogolla, dans la dernière salle que nous y avons visitée. Il y avait là deux coffres-reliquaires, celui de San Millán, et celui de son maître San Felices, Fabriqués respectivement aux XIème et XIIème  siècles avec un soin exquis, recouverts de plaquettes d’ivoire et de pierre précieuses, ils étaient restés intacts jusqu’à l’arrivée des soldats français, en 1809, qui en arrachèrent les pierres et en rompirent l’ivoire. Des 24 plaquettes d’ivoire cassées, 18 furent retrouvées quand les moines purent revenir à Yuso. Réparées, elles retrouvèrent leur place. Des pierres il n’est par contre rien resté, si ce n’est ces petits creux, dans le bois des reliquaires, où elles avaient été incrustées.
Quelques jours plus tard, nous sommes allés, en pleine montagne, au Monastère de Valvanera, comme nous le raconte Jean Paul dans son article « Visages et Paysages de la Rioja ». Eh, bien ! là encore nous avons entendu parler du pays, du nôtre, la France, car par là aussi, les troupes de Napoléon étaient passées, le 21 janvier 1809, et elles y avaient volé toutes les œuvres d’art et 800 livres d’argent, avant tout simplement d’incendier les lieux.
Ce qui s’est passé dans La Rioja s’est passé dans toute l’Espagne, de Barcelone à Madrid, et de Cordoue à Saragosse, et pas seulement dans les églises et les monastères. Et bien souvent, quand il n’y avait plus rien à voler, on pouvait encore saccager, comme par exemple à Burgos, que nous avons également visitée, et où nos compatriotes du XIXème siècle ne trouvèrent rien de mieux à faire que de profaner la tombe du Cid et de Chimène dont ils éparpillèrent les os dans la ville, avant de les remettre pêle-mêle sous la dalle que l’on peut voir aujourd’hui dans la cathédrale.
C’était il y a deux cents ans, deux cents à peine, la dernière fois que l’Espagne a été envahie par une armée étrangère. Pardon, l’avant-dernière, car les Français sont revenus un peu plus tard, en 1823, à la demande du roi Ferdinand VII, cette fois, pour l’aider à restaurer la monarchie absolue. Par la suite, les Espagnols devaient se débrouiller tout seuls, en se faisant la guerre entre eux. Espérons que ce passé guerrier est maintenant définitivement enterré et que toutes les invasions à venir seront aussi peu sanglantes que celle d’Ibiza par les Hippies dans les années soixante.

Las Cigüeñas de Alfaro    por Yvon

            El año del viaje a Madrid, ya vimos muchas cigüeñas, y más todavía hace dos años, cuando visitamos Extremadura. Sin embargo, nunca habíamos visto tantas de ellas a la vez, y además en un mismo edificio, como en Alfaro. Allí, detrás de la Colegiata San Miguel, declarada monumento nacional en 1976, entre otras cosas por ser la única colegiata de España construida íntegramente de ladrillo, hay una plazoleta conocida como el Mirador de la Cigüeñas. Es, indiscutiblemente, el mejor lugar para ver la multitudinaria colonia de cigüeñas blancas que anidan sobre los 3000 metros cuadrados de tejas que cubren el edificio, algunas en nidos “prefabricados” consistentes en cestas metálicas, otras directamente sobre las tejas.


            En esta foto, en la que sólo se ve una muy pequeña parte del edificio se pueden contar hasta veinte nidos ocupados por estas aves viajeras que, cada vez más, probablemente por motivos de calentamiento global tienden a permanecer todo el año en España en lugar de migrar a Africa.
            Ah! Incluso con cielo azul como el de la foto, si un día se os ocurre dar la vuelta a la Colegiata de Alfaro,¡ no se os olvide el paraguas !









martes, 1 de mayo de 2012

N° 145. Mayo de 2012



Couronne en Péril / Corona en Peligro

Dans un pays martyrisé par la crise économique qui ravage l’Europe les Espagnols viennent de découvrir avec une stupéfaction indignée que leur roi n’était pas ce pilier de moralité dont il donnait l’image, mais un vulgaire chasseur d’espèces en voie de disparition doublé d’un mari infidèle.
La presse, jusqu’à ce jour très discrète sur la vie privée du monarque, a perdu toute sa réserve et ne se gêne plus pour étaler au grand jour ce qu’elle avait toujours tu. Journalistes de tout poil et dessinateurs humoristiques de tout crin donnent à tout-va de la plume et du crayon.
Ce qui a le plus choqué les Espagnols, ce n’est pas tant que leur roi aille à la chasse, encore que le gibier choisi ne fasse pas l’unanimité, mais surtout qu’il dépense pour satisfaire sa passion des sommes considérables, en compagnie des individus les plus fortunés du pays, tiens, tiens, tout en martelant dans ses discours que les responsables politiques se doivent d’être irréprochables et qu’il est du devoir de chacun de participer au redressement de l’économie du pays. Faites ce que je dis, mais surtout pas ce que je fais !
            Beaucoup d’Espagnols, et en particulier les plus jeunes, qui n’ont jamais connu que cette monarchie parlementaire en place depuis 37 ans, commencent à se demander si l’heure n’est pas au changement. Il y a 37 ans, la transition du franquisme à la démocratie s’était faite en douceur, en partie grâce à ce roi aujourd’hui vilipendé. Pourquoi ne serait-il pas possible, tout aussi en douceur, de passer de la monarchie à la république ?
             Les présidents ne sont pas forcément meilleurs que les rois, mais au moins on peut en changer. Laurence



Voyage / Viaje 2012

            Dans seulement deux semaines, nous serons en Espagne, pour deux semaines, pendant lesquelles nous n’allons pas nous ennuyer une seconde. Programme bien rempli en effet, comme le savent déjà les participants qui ont reçu (et étudié ?) le planning détaillé du séjour, où le seul jour de repos est celui, obligatoire, du chauffeur.
            Comme il n’est jamais trop tard pour bien faire vous avez encore quelques jours pour vous inscrire, mais seulement si vous partez en « solo ». Il reste en effet deux chambres doubles à partager, l’une avec une femme, l’autre avec un homme. Alors, s’il vous dit de faire un beau, très beau voyage, précipitez-vous sur votre téléphone et appelez le 02 96 22 13 42 !
 Armando y Catalina


Fête / Fiesta de la Musique / Música

            Comme tous les ans, les danseuses de flamenco de l’association participeront à la fête de la Musique, le 21 dans les rues de Lannion et le 23 à Buhulien. Ne manquez pas d’aller les y applaudir.


  Claude et Jocelyne



Fiesta de Fin de Año / d’Année

            Notre grande fête annuelle aura lieu le samedi 02 juin, à la salle des fêtes de Pommerit-Jaudy. Ce sera comme d’habitude une soirée Auberge Espagnole à laquelle chacun apportera de quoi garnir le buffet. N’oubliez pas d’apporter également vos couverts, à moins que vous ne préfériez manger et boire dans du plastique, ce qui n’est ni très agréable, ni très écologique.
            Cette soirée sera l’occasion de voir et d’applaudir tous les artistes qui se produiront sur la scène, et pour cela nous comptons sur vous, et sur les amis que vous amènerez. Nous verrons aussi un reportage photographique du Voyage 2012 dans La Rioja, et si nous avons le temps d’organiser le scrutin, nous voterons, non plus pour le meilleur président mais pour la meilleure photo.
            Rendez-vous à tous, le 02 juin vers 19h30.


Marie-Hélène

Scrabble en espagnol / español

            En raison d’une coupure de courant annoncée à la date initialement prévue, la partie mensuelle de scrabble à Lannion a eu lieu une semaine plus tôt, le 21 avril, à la veille du premier tour des élections. Ce tournoi amical a été gagné par la doublette Babette-Martine, avec un score de 702 points sur un total de partie de 776. Il faut dire qu’en fin de partie, elles ont déniché un magnifique scrabble, sur une case « mot compte triple » : COLOCASE. Pas mal non plus, pas mal du tout, le scrabble DIGITAL de Michel et Lydia. Malgré ces deux belles trouvailles, le record (873 points) reste intact. Comme il n’y aura pas de partie en mai, il ne reste plus qu’une occasion cette année de le faire tomber : le 09 juin. Tous les joueurs sont attendus, d’autant plus que nous avons la possibilité de squatter une grande salle à côté de la nôtre. Et bien sûr, les spectateurs seront les bienvenus !

Yann


Ponts / Puentes de Mai / Mayo

            Notre calendrier annuel avait envisagé des ponts les 30 avril et 07 mai. Cependant, comme pour diverses raisons, certains des derniers cours n’ont pas pu avoir lieu, tous ces ponts seront supprimés, et les seuls jours fériés de mai seront le mardi 1er et le lundi 28, lundi de Pentecôte.
Pour les mêmes raisons, il y aura cours, d’espagnol et de danse, le mardi 08 mai.


  Les Randonneurs

GazapO de juin / junio

            Le GazapO de juin sera un GazapóN, un numéro spécial de douze pages consacré à notre voyage dans La Rioja. Comme nous n’en reviendrons que le 26 mai, il ne nous sera pas possible de l’imprimer dès le début du mois, comme c’est le cas d’habitude. Il vous faudra donc patienter jusqu’à la mi-juin pour pouvoir le lire. Nous savons que ce sera difficile, mais soyez assurés, ah ! ah ! ah ! que votre patience sera récompensée par la quantité et la qualité des articles que vous pourrez y lire.

  Yann

¿Habla usted español?

El Ocaso de los Reyes

¡ Fuera tabúes ! La prensa española, hasta ahora muy discreta sobre las actividades privadas del rey Juan Carlos, parece haber destapado la olla (¿podrida?) y desde el accidente que tuvo el monarca mientras cazaba elefantes en Botswana, habla sin el menor reparo, no solamente de esta última cacería, sino de todas las anteriores, así como de sus repetidas infidelidades hacia la reina Sofía.
Mala pata, la del rey de España, que tuvo que ser repatriado por una triple fractura de cadera cuya causa, además, no es nada gloriosa. En efecto la desgraciada caída no sobrevino mientras pateaba la selva, escopeta en ristre, en busca de presas, sino durante la noche cuando tropezó en un escalón de su bungalow camino del cuarto de baño.
Fuera como fuera, hubo que trasladar a Su nada gloriosa Majestad por vuelo urgente al hospital San José de Madrid, donde fue operado por el eminente traumatólogo Angel Villamor, que debe de conocer la anatomía real como la palma de su mano ya que también fue él quien le operó en ocasiones anteriores de la rodilla y del tendón de Aquiles.
Al haber ingresado el rey en el hospital, ya no era posible mantener el viaje a Botswana en secreto, y los españoles descubrieron atónitos que mientras intentaban en vano capear la profunda crisis que amenaza con llevarles a la ruina, su rey disfrutaba sin rubor de su costosa afición a la caza en compañía de otros ricachones y de su nueva amante.
La indignación fue unánime, hasta el punto de que Su nada gloriosa Majestad tuvo que presentar sus disculpas, torpes, hipócritas y algo infantiles, a sus súbditos: “Lo siento mucho. Me he equivocado y no volverá a ocurrir”, dijo mirando al suelo. Nada que ver con aquel famoso “¿ Por qué no te callas ?”  que el mismo rey espetó a Hugo Chávez en la Cumbre Iberoamericana de 2007 y al que tantos españoles, con razón o sin ella, aplaudieron.
El rey ha perdido el respeto de su pueblo, ese respeto que parecía haberse ganado para siempre en aquella noche del 23 de febrero de 1981, cuando se opuso a un intento de golpe de estado destinado a restaurar el franquismo. Sin el respeto del pueblo Juan Carlos no podrá mantenerse a la cabeza del estado español y si quiere salvar la monarquía, tendrá que abdicar en su hijo. De cómo lo haga Felipe dependerá el futuro de esta institución monárquica que ya fue cuestionada en dos ocasiones.
¿ Para cuándo la tercera república ?

    Yann

Una Receta: Patatas Bravas

Ingredientes: Patatas, sal, aceite de oliva, salsa de tomate, mayonesa, tabasco, mostaza.
Pelar las patatas y partirlas en cachos medianos. Freírlas en aceite templado primero, para terminar haciéndolo en aceite muy caliente hasta que se doren. Escurrirlas y espolvorearlas con sal al gusto. Mezclar, aparte, la salsa de tomate (preferiblemente caliente) con  mostaza y unas gotas de tabasco, mezclándolos hasta conseguir una emulsión perfecta. Aparte, mezclar la mayonesa con tabasco hasta conseguir, también, una emulsión perfecta. Verter las salsas por encima de las patatas en dos hileras, intentando no mezclar los dos sabores.¡ Una receta ideal para el aperitivo !

martes, 10 de abril de 2012

N° 144. Abril de 2012


Ce numéro d’avril, qui vous parvient un peu plus tard que d’habitude en raison de notre randonnée jacquaire annuelle, y est presque entièrement consacré. Nous avons en effet passé une superbe semaine qu’il aurait été dommage de ne pas vous faire partager. En cinq ans, nous avons parcouru le trajet qui va de Beauport à Saint-Jacut-les-Pins. En 2013, nous partirons de Locquirec.




Yann, de la Capitale




Scrabble en espagnol/castellano


Beaucoup de monde à la rencontre de scrabble de mars, malgré un temps splendide qui incitait plutôt à la promenade qu’à l’enfermement. Est-ce en raison du beau soleil qui brillait à l’extérieur, et pressée d’en profiter, que Pepita, qui pour la première fois arbitrait la partie, a à peine laissé aux joueurs le temps de respirer ?

Malgré cette pression psychologique, ce surplus de stress, le score est monté à 829 points, avec trois scrabbles en milieu de partie. Pas assez cependant pour faire tomber le record (873 points) qui tient depuis près de deux ans maintenant. Le prochain tournoi, et donc la prochaine tentative de le faire tomber, aura lieu, attention ! le 21 avril, à la salle de l’Espace De Broglie à Lannion. La date a été changée en raison d’une coupure d’électricité toute la journée du 28. Nouveaux joueurs et spectateurs bienvenus !







Randonnée de Printemps /Caminata de Primavera





Il était 14h30 précises, le mardi 3 avril, quand les seize randonneurs de 2012 se sont retrouvés à St-Gonnery, là-même où l’an dernier un superbe et à la fois perfide couscous avait interrompu notre marche vers Compostelle. En un clin d’œil toutes les valises, les provisions et les inquiétudes des marcheurs furent chargées dans le Trafic d’Armelle, qui s’était proposée pour prendre en charge l’indispensable appui logistique aux marcheurs. Une fois consultés le guide du chemin de Saint-Jacques et la carte routière du Morbihan, elle a pris les devants à bord de son véhicule pour, par sauts de puce de 5 ou 6 kilomètres, aller nous attendre à ces endroits stratégiques où le chemin croise une route. Le premier de ces endroits croisait non seulement une route, mais également le Canal de Nantes à Brest, et après avoir consciencieusement garé son fourgon, Armelle est partie joyeusement à notre rencontre par la berge du canal, alors que nous arrivions par la route ! Des Anglais qui circulaient à vélo le long du canal nous ont servi de messagers. On ne l’y reprendrait plus et dans ses propres mots « Même à l’envers, le chemin vaut le coup. Et se retrouver en face de 15 marcheurs souriants, heureux, pleins d’énergie, c’est formidable. Les accompagner dans la fin du parcours, un bonheur ». Quatre heures et une quinzaine de kilomètres plus tard, ce premier jour, « nous sommes arrivés à l’abbaye de Timadeuc, où on nous attendait … le lendemain ! Et donc, pas de chauffage en route, et pas d’eau chaude pour la douche ! » Un moine des plus sympathiques, a résolu le problème tambour battant, ou du moins a essayé de le résoudre, car la chaudière qui a fait son travail pour les radiateurs des deux dortoirs n’a pas aussi bien marché pour les douches. Fraîche, l’eau de Timadeuc au mois d’avril !

Pendant que le moine sympathique essayait de résoudre au mieux le problème du chauffage, tout en racontant à l’assistance la vie…, la vie…. la vie que tous les moines font, Armelle a ramené à Saint-Gonnery les trois conducteurs qui y avaient laissé leur voiture, et tout le monde est reparti en caravane jusqu’à Malestroit, but de notre étape du surlendemain jeudi, pour y déposer les voitures en centre-ville. C’était déjà fait quand au tout dernier moment, celui de remonter dans le Trafic d’Armelle, ils ont vu l’interdiction de se garer le jeudi pour cause de marché hebdomadaire ! Comme qui dirait, on n’est pas passé loin de la fourrière ! Pendant ce temps-là, à Timadeuc, le reste de la troupe, que le moine sympathique initiait aux secrets de la vie monastique, s’impatientait d’autant plus que Thérèse avait apporté des bulles pour fêter la toute récente naissance de son petit-fils Timéo. Toujours est-il que les chauffeurs ayant un peu tardé (précisons ici que toutes les insinuations malveillantes suggérant un arrêt prolongé dans un bistrot de Malestroit ne sont que calomnies), le moine est parti se coucher avant leur retour, avant que les bouteilles de Thérèse ne soient ouvertes. Ce qui a provoqué la colère de Tanguy, à qui nous laissons la parole : « Le Frère de l’Abbaye rêvait de boire un petit coup de Saumur pour célébrer la naissance de Timéo, mais, inhumains, ils ne lui en ont pas offert la moindre goutte, ce qui me semble une sorte de péché grave vis-à-vis de lui ».

Quand nous sommes finalement passés à table, vous l’avez compris, les moines avaient déjà regagné leur cellule. « Et dire qu’il y avait des gens qui avaient cuisiné de bons petits plats à réchauffer … Hélas ! Pas de feu ! Aucune allumette, pas un briquet dans le groupe …. et le Frère de l’Abbaye qui était parti dormir à 9 heures » !

Heureusement, si les moines se couchent tôt, ils se lèvent également tôt, très tôt même, et le lendemain matin, nous en avons trouvé un qui désherbait son potager à 7 heures, et qui avait dans la poche de sa soutane un briquet grâce auquel nous avons pu chauffer le café au lait du petit déjeuner, mais pas les douches, malheureusement.








A neuf heures, frais et dispos (frais surtout), nous nous sommes mis en route pour une magnifique marche de 27 kilomètres, d’écluse en écluse, le long du canal, sous un beau ciel bleu qui se reflétait dans l’eau immobile. Vers une heure, nous avons retrouvé Armelle qui avait garé son Trafic (avec nos provisions) tout à côté de la jolie chapelle de Saint-Mélec à Pommeleuc. Deux tables, des bancs, du rosé bien frais à l’ apéro, du bon rouge pour arroser le casse-croûte et un café au bistrot dont la patronne nous avait prêté la clé de la chapelle. Et nous voilà repartis le long du canal. Notre camping était à l’entrée de Josselin. Malheureusement de l’autre côté du canal, ce qui nous a obligé à faire deux kilomètres de plus pour trouver un pont. Peu importe, à l’arrivée, la patronne du camping nous a conduits jusqu’à trois mobil-homes tout neufs, dont nous étions les tout premiers locataires. Et l’eau de la douche était bien chaude ! Ainsi que la paella du soir, préparée sur un feu de bois par le patron. Un jeune couple dynamique qui a repris le camping municipal du Bas de la Lande, qu’ils ont rebaptisé « Domaine de Kerelly ». Au moment d’attaquer la première assiette de paella, un peu avant qu’on ne demande au barman d’éteindre la télé, nous avons appris l’hospitalisation d’Alain Delon.








Nuit froide, et matinée du jeudi glaciale. L’eau du canal semblait fumer tant l’air était froid, et nous avons mis une bonne demi-heure à nous réchauffer, le temps qu’il nous a fallu pour rallier l’alimentation Cadieux où, sous le regard ravi de la patronne, nous avons fait nos emplettes pour la journée.

Re-canal puis ascension vers la Chapelle de Saint-Gobrien, en travaux. C’est à la radio que les ouvriers écoutent en travaillant que Dominique (« A Saint-Gobrien on n’entend pas bien. Des voix de l’au-delà ») a entendu, et aussitôt répercuté, la triste nouvelle : « Alain Delon est mort ». Consternation, et en même temps besoin impérieux d’une confirmation que nous n’avions toujours pas eu en fin de journée quand, épuisés, nous nous sommes installés au gîte municipal de l’Ecluse de Malestroit où « il faut aller, comme dit Maryse, si vous voulez dormir tout près des autres, matelas contre matelas, et la même chose en vis-à vis ». C’est aussi Maryse qui fait remarquer que "si vous ne voulez pas avoir mal aux tendons, aux muscles, rien ne vaut une bonne séance d’étirements" habitude prise dès le premier soir par une bonne moitié des marcheurs, l’autre moitié préférant se détendre autrement. Le soir à la crêperie Mael Trech (ancien nom de Malestroit), nous n’avions toujours pas eu confirmation de la nouvelle répercutée par Dominique, dont l’indice de confiance commençait à chuter sérieusement au sein du groupe.

C’est le lendemain matin, après une nuit bien meilleure que ce qu’on avait craint, que Tanguy a posé à la jeune éclusière de Malestroit la question dont la pauvre jeune fille n’est pas encore remise :

« Bon ! Alain Delon est-il toujours mort » ?

« Tout comme à l’abbaye de Timadeuc, d’après Andrée, où le paiement se fait en laissant le chèque sur la table, la confiance a régné au gîte de Malestroit, où le chèque se dépose sur la cheminée ».

Dur, le départ pour la journée de vendredi, que Marie-Jeanne résume ainsi : « La journée du vendredi fut très variée : 1) un peu de canal, 2) un peu de montée (on voit bien, quand elle dit « un peu » que Marie Jeanne est super entraînée) à la sortie de Malestroit à condition de tourner au bon endroit, 3) un peu de marche en forêt, 4) Pleucadeuc (le Village des Jumeaux) en travaux, 5) Champs, fermes, lisier dans les champs (quand on a vu le tracteur venir vers nous on a craint le pire), 6) Montée vers le gîte, 7) Jolie marche vers Rochefort, 8) Sympathique restaurant.

Malheureusement, au restaurant, il nous manquait Robert, qui avait fait une mauvaise, très mauvaise chute dans la douche du gîte du Pont-aux-Roues, au point qu’il a fallu appeler les pompiers qui l’ont emmené à l’hôpital de Redon, d’où il a ensuite été transféré à Pontchaillou, où il se trouve encore, en observation chirurgicale au moment de la rédaction de ce bref compte-rendu.

Quand les pompiers sont arrivés au gîte pour prendre Robert en charge, les chauffeurs avaient déjà récupéré leurs voitures à Malestroit pour les déposer à Saint-Jacut-les-Pins, d’où ils étaient revenus avec Armelle. Ayant découvert que les chemins bretons de Saint-Jacques se rejoignent à Saint-Jacut et non à Redon, nous avions en effet décidé de raccourcir la dernière étape, ce qui a été un peu dommage pour Malika et Sophie qui n’ont appris que le samedi matin que le programme avait été un peu chamboulé. Malgré les événements de la veille (chute, pompiers, hôpitaux) notre randonnée compostellane s’est terminée dans le seul et unique restaurant de Saint-Jacut, où nous avons très bien mangé.

L’an prochain, nous partirons de Locquirec.

Mollesse et fermeté des fesses des randonneurs

Aucun doute que les réflexions quasiment mystiques de Tanguy sur l’arrière-train des pèlerins, tout à fait opportunes dans ce numéro, passionneront les lecteurs du GazapO, au point, peut-être de les inciter à vérifier ce que l’auteur nous en dit.

Sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle - comme sur d’autres - les randonneurs se succèdent, les uns devant, les autres derrière. Parfois vous en dépassez un, parfois un autre vous dépasse. Parfois vous restez pendant un temps indéfini derrière le même, la même.

En ces occasions, et sans doute en d’autres, vous ne pouvez manquer de regarder les fesses de celui qui vous précède, et de remarquer la consistance singulière de ces fesses de randonneurs et de randonneuses. Encore n’évoquons-nous ici que les randonneurs habillés, ce qui ne permet - hélas - que d’avoir une idée approximative du mouvement de leurs chairs. On peut aussi les imaginer à poil et on voit alors, en esprit - en esprit seulement - toutes ces fesses qui se contractent et qui se décontractent, qui vibrent et qui oscillent, qui se tendent et se relâchent.

A partir des fesses de randonneurs, une extension à toutes les fesses du monde est possible. Et à partir des fesses, une extension à tous les muscles est également possible.

Et l’on se prend à penser au caractère singulier de la chair humaine.

Ni le bois, ni la pierre, ni le fer, ni le cuir, ni l’eau, ni l’air, ni les fruits, ni les légumes, ni le pain, ni le fromage, ni le rouge à lèvres, ni le Mir poudre n’ont cette consistance singulière des chairs : tout à la fois molles et toniques, gélatineuses et fermes. On a pu les comparer à de la gelée anglaise - la jelly - ou aux matières nouvelles que l’on fait maintenant et qui s’en approchent : revêtements pour les selles de bicyclettes, les coussins de relaxation et le revêtement des tables d’opération.

Qui s’en rapprochent seulement : ces produits de synthèse ont la mollesse un peu vibrante de la chair des fesses, comme la jelly, mais aucune n’y associe cette contractilité et cette fermeté qui font la fesse véritable.

La matière qui constitue la chair des fesses, et plus généralement la chair animale, a des caractéristiques de mollesse et de contractilité très particulières ; elle seule présente ce vibrato charnu qui anime, avec mollesse et rondeur, l’arrière-train de chacun de nous, et en particulier les fesses des randonneurs.

Voyage / Viaje 2012


Tous les voyageurs présents à la réunion préliminaire au voyage de mai dans la Rioja ont reçu les dernières informations le concernant et le programme maintenant définitif des réjouissances, dans lequel le seul changement significatif concerne la suppression de l’excursion à San Sebastián, trop loin de notre base, qui a été remplacée par un circuit local qui nous permettra de visiter le monastère de Valvanera, et d’y faire connaissance avec la Sainte Patronne de La Rioja, ainsi que de prendre un repas dans une des plus vieilles hôtelleries monastiques du pays, avant d’aller faire une promenade digestive sur les rives du Club Nautique El Rasillo, la mer de La Rioja.




Masca. Tenerife. Lydia



Résultats du Quiz La Rioja

Comme prévu, le dépouillement des douze participations au Quiz sur La Rioja a été effectué le 24 mars dernier. Trois personnes (Maryse, Valérie et Violette) et un couple (Noelia et Rodrigo) ont fait un brillant sans-faute. Deux autres (Michèle et Elie) ont également donné les réponses correctes mais ont oublié de mentionner un détail d’une certaine importance pour l’une d’entre elles. Leur bulletin-réponse ne pouvait donc pas être considéré comme parfait. Ils méritaient cependant une récompense. Comme il y avait en jeu six bouteilles de Vin de Rioja, dont quatre « Reserva » et deux « Crianza », la répartition des lots s’est imposée d’elle-même.

El GazapO félicite chaleureusement non seulement les six gagnants, mais toutes les personnes qui lui ont envoyé leurs réponses, qui n’étaient vraiment pas faciles à trouver.

Si bien que n’ayant pas participé, ou tout au moins n’ayant pas envoyé vos réponses, vous souhaitez cependant connaître les bonnes réponses, rien de plus simple. Un petit mail à Los Amigoëlos et le tour est joué.

jueves, 1 de marzo de 2012

N° 143. Marzo de 2012

Fallas

Le carnaval est fini, vive les Fallas ! En ce début mars tous les Valenciens sont sur le pied non pas de guerre, mais de fête, d’une fête qui culminera le 19 mars avec l’embrasement des monuments de bois et de carton dont la construction aura duré, pour certains d’entre eux, une année tout entière. Une occasion de plus, pour les artistes locaux, de laisser libre cours à leur esprit satirique et de ridiculiser les puissants.

Il faudra, une de ces prochaines années, que Los Amigoëlos organisent un voyage à Valence pour Les Fallas. En attendant, c’est pour La Rioja que nous partirons en mai. Comme vous pourrez le lire en pages intérieures, il reste encore des places libres, et nous serions bien contents si elles trouvaient preneurs.

A part ça, vous êtes encore à temps pour répondre aux questions du quiz 2012 et gagner ainsi quelques bonnes bouteilles de rioja. Peut-être.

Et vous pouvez aussi commencer à vous entraîner pour la randonnée du mois d’avril sur les chemins bretons de Compostelle, pour laquelle il faudra penser à vous inscrire dans les meilleurs délais.

Bonne et attentive lecture du GazapO.

Scrabble en espagnol/castellano

Sept concurrents, dont deux en équipe, tous plus décidés les uns que les autres à en découdre. Deux arbitres. Un vidéaste et un photographe. Voilà les onze personnes qui se sont retrouvées à 13h30 dans une salle de l’Espace De Broglie le samedi 11 février pour le IX ème Championnat annuel de scrabble en espagnol.

Après une phase de préparation plus longue que d’habitude, dans la mesure où il a fallu faire aux caméras de TV-Trégor la présentation du jeu et des joueurs, ceux-ci ont engagé le combat proprement dit vers 14h30, non sans avoir au préalable dégusté les macarons apportés par Michel.

Très vite, le duo de choc Micheline-Yvonne a pris la tête de la course, jusqu’à obtenir une belle avance de 50 points sur leur suivante immédiate, Babette, qui n’avait cependant pas dit son dernier mot. En effet, un peu avant la fin de la partie, au tour n°26, c’est elle qui a repris la direction des opérations. Et c’est au tour n° 27 que Noelia et Rodrigo, qui jouaient pour la première fois, ont failli tomber de leur chaise quand l’arbitre a annoncé le scrabble déniché par les tables 4 et 6 : « oxearais ». Aux tables 3 et 5, Michelle et Michel, joueurs chevronnés, connaissaient bien le mot, mais ne l’ont pas trouvé. Dommage ! A ce stade du jeu, il ne restait plus que deux tours, dont Babette a profité pour creuser l’écart et, avec 691 points sur un total de partie de 786 points, remporter le panier de produits espagnols mis en jeu par Los Amigoëlos. Elle en a sur le champ extrait une bonne bouteille de Rioja, qu’elle a partagé avec ses adversaires d’un jour et amis pour la vie.


Elie et Isabelle



Nueva Dirección / Nouvelle Adresse

Beaucoup de cartes postales en ce mois de février, dont une à la nouvelle adresse dont nous pouvons dorénavant disposer à Lannion, à savoir :

Los Amigoëlos

Boîte n° 7.

5, rue De Broglie.

22300 LANNION

Bien sûr, rien ne vous empêche de continuer à utiliser celle de 22740 LEZARDRIEUX. 10, rue de Kermarquer. Car ce qui compte vraiment dans cette affaire, c’est surtout de penser à envoyer une carte postale au GazapO quand vous partez en voyage !



Jean, de Cuba



Randonnée de Printemps / Caminata de Primavera

Ce sera la première semaine d’avril mais El GazapO n’est pas encore en mesure de vous donner beaucoup de détails sur cette randonnée qui nous conduira de Saint-Gonnéry à Redon par le Chemin de Compostelle.

Pour y participer, il est par contre impératif de vous inscrire avant le 15 mars, afin que Marie-Jeanne, qui cette année encore s’occupe de la logistique, puisse faire toutes les réservations en temps voulu. Nous pouvons compter sur elle pour nous dénicher les meilleurs hébergements au meilleur prix. Comme pour les éditions précédentes, il y aura une voiture d’appoint pour le transport des bagages et, si nécessaire, des marcheurs fatigués. Dès que possible, toutes les personnes inscrites recevront par mail les informations utiles au bon déroulement de cette sympathique randonnée printanière sur les chemins bretons.


Jeannine et Roger



Voyage / Viaje 2012

« Alea jacta est », dit-on depuis Jules César quand il n’y a plus de retour possible en arrière. C’est le cas pour notre voyage 2012 dans La Rioja, pour lequel nous avions un moment envisagé une annulation, qui à ce jour n’est plus d’actualité.

Quoi qu’il arrive, nous prendrons donc au mois de mai la route de l’Espagne, à bord d’un des luxueux cars Oroz, qui nous emmènera jusqu’à l’hôtel San Camilo, dans la petite ville de Navarrete, au cœur de La Rioja.

La décision de partir coûte que coûte prise en cette fin février ne signifie pas que la liste des voyageurs soit close. Bien au contraire quelques inscriptions supplémentaires seraient les bienvenues, car elles permettraient d’éviter aux organisateurs de désagréables frayeurs, en préservant ainsi leur bonne santé cardiaque.

El GazapO renouvelle donc l’appel lancé le mois dernier, de faire autour de vous un peu de publicité pour un voyage qui promet d’être aussi beau que les précédents, et particulièrement riche sur le plan culturel …. et gastronomique !

Quiz La Rioja

Voici, avec ce numéro 143, les cinq dernières questions du quiz sur la Rioja commencé en octobre dernier, et auquel vous avez jusqu’au 24 mars pour répondre. A la clé, six bonnes bouteilles de Rioja pour le gagnant, ou à partager si vous êtes plusieurs à donner les bonnes réponses à elgazapo@wanadoo.fr.

La carte postale ci-dessous, envoyée de La Rioja par Tanguy et Yvon, aurait fort bien pu faire l’objet d’une question, voire de plusieurs, comme par exemple « qu’est-ce que c’est ?», « où se trouve cet édifice ?», « qui en est l’architecte ? » … etc …






Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas un musée, mais un hôtel, celui des caves Marqués de Riscal, à Elciego, dans la Rioja alavesa. Construit par l’architecte américain Frank Gehry, celui-là même qui a conçu le Musée Guggenheim de Bilbao, il fut inauguré en octobre 2006. Une preuve s’il en fallait, que les marchands de vin de La Rioja ne connaissent pas la crise, pas plus d’ailleurs que les clients qui le fréquentent.

Questions de mars 2012 :

  1. Quel est, de loin, le plat le plus simple et le plus connu de la gastronomie de La Rioja ?
  2. Il perdit l’oeil gauche dans un duel et c’est le Bretón le plus célèbre de La Rioja. Son nom ?
  3. Quelle est la particularité géométrique de l’aiguille de la plus vieille église de Logroño ?
  4. C’est peut-être le plus vieil arbre fossile du pays, et il est dans La Rioja. Mais encore ?
  5. Quelle ville de La Rioja aurait changé de nom après une visite de Jeanne la Folle en 1511 ?

Rappel des questions d’octobre 2011 :

1. Quelles sont les quatre couleurs du drapeau de La Rioja ?

2. Quelles Communautés Autonomes ont une frontière commune avec La Rioja ?

3. Comment s’appelle le grand fleuve qui limite La Rioja au Nord ?

4. Quel est le point culminant de La Rioja ?

5. Quel célèbre chemin traverse La Rioja de Logroño à Grañón ?

Rappel des questions de novembre 2011 :

1. Quel célèbre pédagogue romain est originaire de Calahorra, où l’on peut voir sa statue ?

2. Quelle rue de Logroño, connue pour ses bars à tapas, porte le nom d’une plante ?

3. Comment s’appelle le quartier (barrio) de Haro où se concentrent les caves de la ville ?

4. Montés sur des échasses, ces huit jeunes gens sont les protagonistes des fêtes de … ?

5. Dans quelle ville de La Rioja se trouvent les deux monastères déclarés au patrimoine de l’Humanité en 1997 ?

Rappel des questions de décembre 2011 :

1. Il y a, dans la cathédrale de Santo Domingo de la Calzada, quelque chose que l’on ne peut voir dans aucun autre édifice religieux. De quoi s’agit-il ?

2. Quelle est la bataille, datée en 844, dans laquelle, selon la légende, Saint-Jacques en personne serait venu sur son cheval blanc prêter main forte aux troupes chrétiennes ?

3. Quelles sont les huit communes qui, bien que se trouvant en Navarre, ont droit en matière vinicole à l’appellation d’origine « Rioja » ?

4. De quel tragique événement la mairie de Logroño a-t-elle célébré en mars 2010 le quatrième centenaire ?

5. Où se trouve et comment s’appelle l’édifice qui héberge la plus grande colonie urbaine du monde de cigognes blanches ?

Rappel des questions de Janvier 2012:

1. Combien de “Paradores de Turismo” y a-t-il dans

La Rioja ?

2. On dit qu’il est le premier poète à avoir écrit en castillan. Son nom ?

3. Né à Logroño, devenu sourd à trois ans, surnommé Le Muet, il est considéré comme un des plus grands peintres du XVIème siècle.

4. La mer est loin de La Rioja. On peut cependant y faire du windsurf et même de la voile. Où donc ?

5. Quelle ville de La Rioja est célèbre pour son industrie de la chaussure ?

Rappel des questions de février 2012 :

6. A Logroño, il a son chapeau sur la tête, à Madrid, il le tient à la main, et dans son village natal, il n’en a pas. Qui est-ce ?

7. Le 29 juin, les « jarreros » prennent part à un curieux combat. Lequel ?

8. Le tournage de cette série TV sur le monde du vin continue à Briones. Il s’agit de ?

9. Qui a octroyé à la ville de Logroño les 3 fleurs de lys qui ornent son blason, et pourquoi ?

10. Où avait été signé, le 08 mai 1981, le Statut d’Autonomie de La Rioja approuvé en 1982?


Michel et Roseline



¿ Habla usted español ?

Últimas noticias de Iñaki.

El último fin de semana de febrero, el yerno del rey de España, Iñaki Urdangarín, acusado de varios delitos que van del tráfico de influencias a la evasión de capitales, compareció ante un juez de Palma de Mallorca durante más de 22 horas. Habrá todavía que esperar algún tiempo para conocer las conclusiones judiciales de este larguísimo interrogatorio, pero la opinión de los españoles sobre el tema parece clara, por lo menos la de los varios centenares que estaban presentes en las puertas del juzgado el día de la comparecencia del acusado. He aquí una pequeña muestra de los gritos coreados y/o las pancartas enarboladas por los manifestantes:

“Urdangarín, trabaja en Burger King”

“Que viene Urdangarín, cuidado con la cartera”

“No están todos, falta Cristina”

“Devuelve el dinero, Urmangarín”

“No hay dos sin tres, República otra vez”

“Fuera ladrones de los Países Catalanes”

“Aquí estamos nosotros que no robamos'

'Nóos has robado'

'Iñaki Urdangarín nóos debe dinero'

'Cristina suelta la pasta'

'La monarquía es una porquería',

'Tanta nobleza, y el pueblo en la pobreza'.

«Lo llaman justicia y no lo es»

«La policía protege a los ladrones»

«Borbones a los tiburones»

«Queremos un pisito como el del principito»

«Nóos forramos».

Muy significativo también, de que algo se mueve en el Reino de España, era el gran número de banderas republicanas entre los asistentes. No hay duda, éste no es el mejor momento para la monarquía de Juan Carlos I de Borbón y Borbón. Ya veremos lo que pasa el día en que se haga pública la decisión de justicia sobre el “caso Urdangarín”.



Etienne et Marie-Christine




España y el Óscar de Cine

La participación española en los Óscars de Hollywood ha sido mucho más discreta que la de Francia ya que España sólo competía en cine de animación con una película del cineasta Fernando Trueba y el dibujante Javier Mariscal, que se han tenido que conformar con un accésit. Sin embargo, su película “Chico y Rita” es una pequeña joya que cuenta la intensa historia de amor entre Chico, un pianista pobre, y Rita, una sensual cantante a la que conoce una noche de 1948 en el Tropicana de La Habana. El piano es el de Bebo Valdés y la voz la de la cantante de flamenco Estrella Morente, en una excepcional banda sonora.