martes, 4 de octubre de 2011

N° 138. Octubre de 2011





de Haro, Pepi et Yvon



C’est reparti ! ¡ Ya está !

La semaine de la rentrée aura probablement été la plus belle de l’année. Il est peu probable en effet que nous ayons droit avant Noël à une autre période aussi ensoleillée et chaude, doublée qui plus est d’une grande marée, qui a fait le bonheur des mordus de la pêche à pied, et en a même incité certains à sécher le premier cours !

Donc, ça y est, les cours de danse et d’espagnol ont recommencé et les horaires sont maintenant calés pour toute l’année.

Dès la mi-octobre se tiendra à Pommerit-Jaudy l’AG annuelle à laquelle El GazapO vous invite à venir nombreux, d’autant plus qu’elle sera suivie de la traditionnelle Auberge Espagnole de rentrée.

Avant même l’AG, les joueurs de scrabble auront rendez-vous dans le nouveau local de Lannion pour le premier tournoi amical (mais néanmoins acharné) de la saison.

Ce début d’année est peut-être le moment de rappeler à tout le monde que les quatre pages du Gazapo (version papier) sont à la disposition de tous les adhérents, non seulement pour les cartes postales que vous lui envoyez quand vous partez en voyage, mais aussi pour toutes les anecdotes que vous souhaiteriez partager, ou messages, y compris publicitaires, que vous voudriez faire passer.

Forum x 4

Cela remonte déjà à un mois, mais nous devons quand même en dire quelques mots, ne serait-ce que pour remercier toutes les personnes qui, ici ou là, ont assuré une permanence, ainsi que les danseuses de flamenco qui, une fois de plus, ont parcouru le département de Lannion à Paimpol et de Lanvollon à Guingamp, quatre lieux dans lesquels elles ont une fois de plus remporté un beau succès.




de Granada, Valérie



Installation / Instalación

Il était 14h00 précises le jeudi 08 septembre lorsque, comme convenu , Laurence et Hubert se sont présentés chez Pepi et Yvon pour embarquer dans leur remorque les quelques meubles destinés au nouveau local de Lannion. Avant même qu’ils n’aient fini de se garer, Jeannine et Roger étaient également là. L’équipe lézardrivienne alors au complet le mobilier fut, en trois coups de cuiller à pot, chargé, amarré et soigneusement bâché dans la remorque. A 14h30, nous étions partis, et à 15h00, arrivés à destination : le bâtiment B1 de l’Espace De Broglie. Il n’y avait plus qu’à monter le mobilier au premier étage. Quand Brian et Tanguy se sont pointés à 15h30, comme convenu, le travail était déjà fait. Ce qu’on appelle un déménagement-éclair.

Quelques jours plus tard, tout le mobilier fut transporté dans une autre pièce par une équipe de peintres qui voulaient remettre le local à neuf. La peinture est maintenant terminée, et les meubles ont retrouvé leur place. D’ailleurs, les cours ont déjà recommencé. Mais il nous faudra sans doute un certain temps pour nous habituer aux dimensions réduites de ce nouveau local, où nous allons devoir nous contenter du strict minimum ! Dès les premiers cours, la question cruciale a été posée : Comment allons-nous faire pour organiser des pots ici ? Pas de panique, on trouvera des solutions.

AG Annuelle / AG Anual

Le 15 octobre, à 18h30, les membres du bureau vous attendront à la salle des fêtes de Pommerit-Jaudy, pour l’Assemblée Générale Annuelle au cours de laquelle la Présidente fera le bilan de l’année écoulée, la Trésorière présentera les comptes et les animateurs parleront de leurs projets pour la nouvelle saison. Comme d’habitude, cette AG sera suivie d’une AE, ou Auberge Espagnole.

Venez nombreux.



du Puy, Juan Pablo et Mauricette


Horaires / Horarios 2011-2012

Après les quelques ajustements habituels de début d’année, les horaires semblent cette fois bien calés pour la saison 2011-2012. Vous les trouverez sur www.losamigoelos.com .

Scrabble en espagnol / castellano

Il faudra peut-être se serrer un peu, mais ce n’est pas cela qui empêchera les mordus de scrabble en espagnol de se retrouver dans notre nouveau local de Lannion (5, rue De Broglie. Bât. B1. salle B2 13) le samedi 08 octobre à 13h30, pour la première partie amicale de l’année. Jouer au scrabble est une excellente manière à la fois d’élargir son vocabulaire et de perfectionner sa science de la conjugaison. Et si vous vous demandez comment ça se passe, vous pouvez toujours, c’est la meilleure façon d’apprendre, faire équipe avec un(e) vétéran(e).

Le record établi en juin dernier par Annick, Violette, Michel et Yvon est de 873 points. Combien de temps tiendra-t-il ?

Lotería de Navidad / Loterie de Noël

Depuis 14 ans, c’est-à-dire depuis l’année même de la création de l’association, nous avons toujours participé à la plus grande et plus vieille loterie du monde, dont le tirage a lieu à Madrid tous les 22 décembre : la « Lotería de Navidad ».

A ce jour, nous n’avons jamais rien gagné, ce qui, selon la théorie des probabilités, joue en notre faveur. Il ne faudra donc pas laisser passer votre chance cette année.

Expliquer en quelques mots ce qu’est cette loterie « extraordinaire » (c’est le mot officiel) n’est pas possible. Sachez seulement que nous jouerons tous le même numéro, le 38958, dont nous avons acheté trois billets entiers, au prix de 200€ le billet, que nous avons morcelés en 120 participations de 5€, qui, dans le meilleur des cas, peuvent, vous faire gagner 100.000€.

Dès maintenant, vous pouvez réclamer votre participation à Pepi ou Yvon. Et croiser les doigts !



de Tarifa, Sylvie



Auberge Espagnole / Cena

Qu’est-ce qu’une Auberge Espagnole ? Selon différents dictionnaires il s’agit soit d’un « lieu où on ne trouve que ce qu’on a apporté », soit d’un « lieu où on trouve de tout et où on peut rencontrer n’importe qui ». Eh, bien, en ce qui concerne les Auberges Espagnoles de Los Amigoëlos, il s’agit de « lieux où l’on peut rencontrer beaucoup de monde et trouver de tout, parce chacun y a apporté à boire et à manger ».

La première Auberge Espagnole de l’année aura lieu le 15 octobre à Pommerit-Jaudy, dans la foulée de l’Assemblée Générale. Outre votre spécialité culinaire et votre bonne bouteille, pensez à apporter également vos couverts, sauf bien sûr si vous préférer manger dans du carton, et boire dans du plastique, ce qui serait vraiment dommage étant donné la qualité habituelle des mets et des boissons qui garnissent le buffet.

Précisons à tout hasard que l’on peut venir à l’Auberge Espagnole sans avoir assisté auparavant à l’Assemblée Générale. Tout comme on peut venir à l’AG et ne pas rester à l’Auberge Espagnole, mais ça, ce ne serait vraiment pas malin !

Stage/Cursillo de Flamenco

Depuis que nous avions fait sa connaissance en 2007, à l’occasion du spectacle organisé par Los Amigoëlos pour fêter les dix ans de l’association, Diana Regaño, la danseuse du groupe Arte Flamenco est revenue en Bretagne à quatre reprises, pour animer des autant de stages de flamenco, à la grande joie et satisfaction des stagiaires qui ont à chaque fois apprécié son talent et sa sympathie.

Elle reviendra le wwek-end du 19 et 20 novembre, pour une nouveau stage de huit heures (2 heures de découverte pour les débutants et 6 heures de perfectionnement pour les avancés).

Comme le nombre de places sera limité, il convient, si vous êtes intéressé(e), de réserver la vôtre dès maintenant auprès de Pepita.

Voyage / Viaje 2012

Plus personne ne l’ignore, notre destination 2012, du 13 au 26 mai, sera La Rioja. Apparemment, cette région vous intéresse, car vous êtes déjà plus d’une trentaine à vous être pré-inscrits.

Il faut dire que le programme est alléchant !

Basés à l’Hôtel *** San Camilo, dans le petit village de Navarrete, à 11km de la capitale Logroño, nous aurons à notre portée un grand choix d’excursions qui nous permettront de découvrir des villes comme Pamplona ou San Sebastián, Vitoria ou Burgos, Bilbao ou Saragosse, mais aussi des paysages naturels d’une grande beauté, dans La Rioja elle-même, ou dans le département voisin de Soria.

Bien entendu, ce séjour sera aussi, pour les amateurs de bon vin, une magnifique occasion d’approfondir leurs connaissances sur le sujet. La Rioja en effet est à tel point associée à la viticulture que le slogan publicitaire choisi par les responsables du tourisme est : « La Tierra con nombre de Vino ». Ce n’est pas par hasard que c’est dans La Rioja que se trouve le plus grand musée du monde consacré au vin, que nous ne manquerons pas, bien sûr, de visiter.

Pour le voyage lui-même, ainsi que les excursions, nous ferons de nouveau appel aux Autocars Oroz, dont nous avions apprécié le grand confort lors du voyage en Estrémadure.

Afin de vous inciter à découvrir La Rioja sous toutes ses facettes, que vous ayez ou non l’intention de participer au voyage, El GazapO vous proposera chaque mois cinq questions, trente en tout, qui vous permettront peut-être de gagner …. devinez quoi …. quelques bonnes bouteilles de rioja, bien entendu.

Quiz La Rioja

C’est parti ! et voici les cinq premières des trente questions sur La Rioja qui vous permettront, si vous y répondez correctement, de gagner les six bouteilles mises en jeu par Los Amigoëlos, ou de vous les partager si vous êtes plusieurs à faire un sans-faute.

1. Quelles sont les quatre couleurs du drapeau de La Rioja ?

2. Quelles Communautés Autonomes ont une frontière commune avec La Rioja ?

3. Comment s’appelle le grand fleuve qui limite La Rioja au Nord ?

4. Quel est le point culminant de La Rioja ?

5. Quel célèbre chemin traverse La Rioja de Logroño à Grañón ?

Vous pouvez envoyer vos réponses dès maintenant à « losamigoelos@wanadoo.fr ». Elles seront soigneusement enregistrées jusqu’au jour, non pas du jugement dernier, mais du dépouillement final, début avril 2012.

miércoles, 31 de agosto de 2011

N° 137. Septiembre de 2011


C’est la Reprise / Volvemos

Après un été maussade dont on peut compter sur les doigts d’une main les journées bien ensoleillées, nous voici de nouveau prêts à repartir pour une nouvelle saison.

Dans les cartons, pas mal de projets. Après les traditionnels forums du début septembre à Paimpol, Lannion, Lanvollon et Guingamp, ce sera l’installation dans les nouveaux locaux de l’Espace De Broglie à Lannion.

Les cours proprement dits reprendront, comme tous les ans, la dernière semaine de septembre. Il y aura ensuite l’Assemblée Générale annuelle de la mi-octobre, suivie en novembre par la dégustation de vins, qui, voyage de printemps oblige, nous emmènera cette année dans La Rioja.

Bien entendu, cette année encore nous tenterons notre chance à la loterie de Noël du 22 décembre. Au programme également de la nouvelle saison, quelques stages de flamenco, et peut-être de tango argentin. Début 2012 ce sera le championnat de scrabble en espagnol, et au mois d’avril, une nouvelle étape sur les chemin de Compostelle qui, en 5 jours, nous conduira jusqu’à Redon.

Enfin, nous passerons la deuxième quinzaine de mai dans une des régions les plus célèbres et en même temps mal connues d’Espagne : La Rioja. Célèbre car tout le monde sait qu’on y élabore un des meilleurs vins du monde, et mal connue, car très peu de gens s’y arrêtent.

En attendant, bonne rentrée!





Yann




Forum x 4

Sur tous les fronts, ou presque. Pas moins en effet de quatre forums à assurer en cette rentrée de septembre. Il va sans dire que toutes les offres de service seront fort appréciées : entre 10h00 et 18h00 le 03 septembre à Paimpol et Lannion. Mêmes horaires le 04 septembre à Lanvollon et le 10 septembre à Guingamp. Pour vous inscrire sur le planning des permanences vous envoyez un petit mail à losamigoelos@wanadoo.fr en indiquant vos préférences horaires et le tour est joué. Vous pouvez aussi téléphoner au 02 96 22 13 42.

Le « travail » consiste tout simplement à assurer une présence sur le stand et à distribuer les plaquettes informatives aux personnes intéressées par les activités de l’association. Et éventuellement à leur servir un café.



Yann




Portes Ouvertes / Puertas Abiertas

Les Portes Ouvertes ont pour but de reprendre contact avec les anciens adhérents qui n’auraient pas pu passer au Forum des Associations, et de présenter les animateurs et les locaux aux nouveaux venus. Elles auront lieu la semaine précédant la reprise, le mercredi 21 à Paimpol (Villa Labenne) de 18h00 à 20h00, le jeudi 22 à Lannion Espace De Broglie, de 16h00 à 20h00 et le vendredi 23 à Guingamp (Espace Loisirs du Roudourou) et Lanvollon (Salle Bernard Locca) de 18h00 à 20h00.

Installation / Instalación

Après avoir déménagé le local de la rue Saint-Marc en juin (voir article sur le sujet), il va maintenant falloir aménager celui de l’Espace De Broglie pour qu’il puisse accueillir les cours d’espagnol dans de bonnes conditions.

La nouvelle salle étant plus petite, elle sera plus vite remplie que l’ancienne n’avait été vidée. Une équipe réduite devrait donc suffire. En principe cela se fera le jeudi 08 septembre dans la matinée et vous pouvez proposer vos services en envoyant un mail à losamigoelos@wanadoo.fr ou par téléphone au 02 96 22 13 42.

Scrabble en espagnol/castellano

Le record établi à 858 points en mai 2010 est enfin tombé, et se situe dorénavant à 873 points. Cela s’est passé à la dernière partie de juin. Trois scrabbles et un "zuma" à 75 points ont permis aux quatre joueurs présents, Annick, Violette, Michel et Yvon, de placer la barre 15 points plus haut.

Autant dire que cette année, les joueurs vont devoir solliciter leurs neurones plus que jamais. La première occasion s’en présentera le samedi 08 octobre à 13h30 dans nos nouveaux locaux de la rue De Broglie à Lannion.


Yann




AG Annuelle / AG Anual

Comme tous les ans l’Assemblée Générale (AG) annuelle aura lieu à Pommerit-Jaudy au mois d’octobre, et comme tous les ans également, elle sera suivie de la première Auberge Espagnole (AE) de la saison nouvelle. Ce sera le samedi 15 octobre, à 18h00 pour l’AG et 20h00 pour l’AE. La présence à l’AG ne vous oblige pas à rester à l’AE et inversement, vous pouvez venir l’AE sans avoir assisté à l’AG.

Pour l’AE, pensez à apporter vos couverts.

Marche Arrière / Vuelta Atrás

Petit retour en effet sur tout ce qui s’est passé en fin d’année dernière et dont il serait dommage de ne pas dire quelques mots :

1. La Fiesta de Mai / Mayo

Jamais ! On n’avait jamais vu tant de monde dans la salle municipale de Pommerit-Jaudy, pour la fête de fin d’année de Los Amigoëlos. Par précaution nous avions demandé à la mairie de sortir TOUTES les tables et chaises disponibles. Heureusement !

Le buffet, splendide ! La cave, éclectique ! Quant au spectacle de danse, aussi splendide qu’éclectique, ou vice-versa. On peut dire en effet que Pepita avait ce soir-là mis les petits plats dans les grands et concocté un programme à la hauteur du buffet.

Outre les différents rythmes de flamenco, il y avait du tango et de la salsa, et même une "Dança Kuduro" endiablée de Nico et son équipe. Comme contrepoint, Noelia et Rodrigo nous ont, tout en douceur, dit et chanté des poèmes dont la profondeur a malheureusement échappé aux non-hispanisants.

En un mot, une soirée superbe !




Marisa






2. Chemin / Camino de Santiago

C’était pendant le long week-end de l’Ascension, et c’est à Christine que nous devons ce sympathique compte-rendu :

Sur les chemins de Saint-Jacques : étape 2011

17 au départ, 9 à l’arrivée, mais aucune défection, seulement pour certains l’impossibilité de s’offrir une parenthèse pédestre et idéalement ensoleillée de trois jours au centre Bretagne entre Quintin et Saint-Gonnery. En effet, le « noyau dur » a (lâchement ?) choisi de garder la belle ville de Rohan, but initial, pour l’an prochain afin de savourer pleinement le mémorable couscous de la Rose des Vents à Saint-Gonnery au terme d’une matinée de marche le long de la Rigole de Hilvern.

Trois journées parfaites sous la houlette experte de Marie-Jeanne : bungalows 3 étoiles au bord du lac de Bosméléac, discussions hautement philosophiques en cheminant ou devant un apéritif bienvenu, mais aussi considérations nettement moins intellectuelles sur le sort du (pauvre !) DSK, études comparées des inévitables ampoules et essais en situation des divers traitements préventifs … ou curatifs !

La deuxième étape (20km) nous a menés à Saint-Caradec toujours en longeant la Rigole de Hilvern, si agréable pour les pieds et les yeux du randonneur, puis, après un savant ballet de voitures-relais à Caurel, en bordure du lac de Guerlédan, où l’un des chauffeurs faillit bien ne jamais arriver après avoir quitté le convoi pour suivre une voiture fantôme. Dîner typiquement britannique (Fish and chips) qui en a laissé plusieurs dubitatifs – dont Pepita qui mettra longtemps à s’en remettre ! –malgré le charisme certain de la serveuse, nuit en dortoirs où se sont jouées d’inédites symphonies de ronflements …

Bref, de très bons souvenirs engrangés, quelques progrès en vocabulaire espagnol, une bonne cure de vitamine D, des fous rires… Foi de Saint-Jacques, on remettra ça en 2012 !



Yann



3. Déménagement / Mudanza

Le matin du 29 juin dernier Yvon est allé à 09h00 précises chercher chez Leclerc-Paimpol un fourgon de 12 m3. Là, il a eu l'agréable surprise de constater que le contrat allait jusqu'à 19h00 pour le prix d'une demi-journée. C’est donc le cœur léger qu’il est parti en compagnie de Jean, qui l’attendait sur le parking. De son côté Pepita a fait la route de Lézardrieux à Lannion avec Laurence et Hubert qui sont passés la prendre à 09h30. Cette petite équipe s’est vue considérablement renforcée à Lannion, par l’arrivée (prévue) de Gilles et Lauréane, Tanguy, Lydia, Claude, Doris et Wolf.

Après un premier voyage pour déposer le grand tableau vert et le vieux canapé à fleurs chez leurs nouveaux propriétaires, Gilles et Yvon ont eu la bonne surprise de constater que le reste de l'équipe avait déjà TOUT descendu, y compris le gigantesque caoutchouc dans son énorme pot bleu. Il ne restait plus dans la salle que le photocopieur. Avec mille précautions, cet appareil aussi précieux que lourd, au préalable délesté de ses tiroirs, paniers et autres éléments amovibles, a été descendu au rez-de-chaussée marche après marche, et finalement délicatement déposé sur le trottoir, parmi les autres meubles.

Il ne restait plus qu'à charger le fourgon, en

tenant compte du fait qu'une partie du mobilier était destinée à un entrepôt provisoire à Lézardrieux, et l'autre au local de Paimpol. Et c’est là qu’ Hubert s'est révélé être un fin stratège, grâce à qui, sur le coup de midi, la première manche était jouée. Gilles et Lauréane, Claude, Lydia et Tanguy nous ont alors quittés. Pepita est remontée dans la voiture de Laurence et Hubert, Doris et Wolf dans la leur, et Yvon dans le fourgon avec Jean. Rendez-vous à la Cafétéria de Carrefour à Paimpol.

Après nous être copieusement restaurés, (l’effort, ça creuse), nous sommes tous repartis pour Lézardrieux et avons en un clin d'œil déchargé le fourgon et tout entreposé dans le local préparé à cet effet, tout sauf le caoutchouc dans son énorme pot bleu, dont Max et Andrée devaient prendre livraison quelques jours plus tard pour leur nouvelle maison. Ensuite, nous sommes repartis à Paimpol, avec deux meubles bibliothèque et le précieux photocopieur, dont nous n'avons découvert les deux poignées spéciales transport qu'une fois hissé tout en haut des escaliers ! Reposé sur ses roues, rechargé en papier et rebranché, il nous a fait une belle photocopie!

On l'aurait presque applaudi !

Voyage / Viaje 2012

La plupart d’entre vous le savent déjà et s’en réjouissent d’avance, notre prochain voyage nous emmènera dans La Rioja, la plus petite, après les Baléares, des 17 communautés autonomes qui constituent l’Espagne. La plus petite, mais peut-être une des plus intéressantes sous bien des aspects, outre celui qui a fait sa réputation mondiale : son vin, avec lequel nous ferons plus ample connaissance dès le mois de novembre, à l’occasion de la dégustation annuelle.

La Rioja, cependant, ne se résume pas à sa somptueuse production vinicole. C’est aussi une région qui offre aux amateurs de randonnées de superbes promenades, tant sur les rives du grand fleuve qui coule au nord, l’Ebre, que dans les sierras du sud.

La Rioja, c’est également la possibilité de faire, à moins de cent kilomètres de notre base, des excursions dans des villes d’histoire comme Burgos, Soria, Vitoria, Bilbao, San Sebastián et Pamplona ou, à peine plus loin, Saragosse.

Le séjour aura lieu du dimanche 13 au samedi 26 mai, et pour le voyage (environ 1000 km) et les excursions, nous ferons de nouveau appel aux Autocars Oroz, dont nous avons pu apprécier le confort, sans parler de la compétence du chauffeur, lors du voyage en Estrémadure.

Sur place, nous serons logés en demi-pension à l’Hôtel *** San Camilo, réputé pour sa bonne table dans la petite ville de Navarrete, que traverse le Chemin de Compostelle, à 11 km de la capitale, Logroño.

Le coût total (voyage AR, hôtel demi-pension et excursions) sera inférieur à 1000 €uros. Le nombre des participants étant comme d’habitude limité à 50, il est fortement conseillé de ne pas perdre de temps pour vous pré-inscrire auprès d’Yvon, par mail ou téléphone. Les inscriptions définitives se feront en janvier.

lunes, 30 de mayo de 2011

N° 136. EXTRA n° IX de Junio 2011


Majorque,Baléares

Mallorca, Baleares

Magnifique ! Nous avons fait à Majorque un magnifique séjour de deux semaines dont nous garderons tous un très beau souvenir.

Arrivés sous la pluie et repartis sous la pluie, nous avons eu entre ces deux averses un très beau temps qui nous a permis de profiter des belles plages et calanques de Porto Cristo, petit village côtier que El GazapO vous conseille vivement si d’aventure vous prenez des vacances à Majorque, tout comme il vous recommande l’hôtel Felip dont nous avons apprécié non seulement la situation, mais également la bonne cuisine, et l’amabilité du personnel.

Un jour sur deux, Jaime venait nous prendre au volant de son car pour nous emmener en excursion. C’est ainsi que nous avons pu visiter la ville fortifiée d’Alcúdia et ses ruines romaines, la verrerie d’art Gordiola à Algaida, le village de Valldemossa et sa Chartreuse qui hébergea un hiver Chopin et George Sand, et les caves Vinya Taujana à Sta-Eugenia.

Bien sûr nous avons consacré une journée aux vieux quartiers de Palma, pris le petit train pour Sóller, et cherché en vain le marché d’Inca. Et surtout nous sommes allés à Cabrera, "la Méditerranée d’Ulysse à une heure de Majorque".

Camino / Chemin de Santiago

Quand vous lirez czt article, notre mini pèlerinage de trois jours sur le chemin de Compostelle sera déjà commencé, et même peut-être achevé. Toutes les réservations sont maintenant bouclées et les informations suivantes n’ont par conséquent plus beaucoup d’utilité, sauf peut-être pour ceux et celles d’entre vous qui voudraient nous accompagner sur l’une ou l’autre des trois étapes.

Le 02 juin, nous partirons du restaurant La Vallée, à Quintin, à 10h00 avec un casse-croûte que nous mangerons en chemin. Le soir, nous dormirons au camping de Bosméléac

Le 03 juin, nous partirons du camping de Bosméléac à 09h30 pour nous rendre à St-Caradec via Merléac où nous ferons nos achats pour le repas de midi à Le Quillio. Il faudra être à St-Caradec à 16h00 (ou 18h34) pour prendre le bus jusqu’à Caurel, où nous dormirons au Relais du Lac.

Le 04 juin, le bus de 09h39 nous ramènera à Saint-Caradec pour la dernière étape jusqu’à Rohan, avec arrêt « couscous » à Saint-Gonéry.

De Rohan, la voiture d’appoint ramènera les chauffeurs à Quintin où ils pourront récupérer leurs véhicules.

Déménagement / Mudanza

Comme El GazapO vous l’indiquait le mois dernier, nous déménagerons fin juin le local de Lannion, pour nous installer à la rentrée prochaine dans une salle beaucoup plus modeste, à l’Espace De Broglie, près de l’aéroport de Lannion.

Ceux d’entre vous qui suivent les cours d’espagnol à Lannion se sont probablement rendu compte que le déménagement a en fait déjà commencé, et que presque tous les livres ont été remplacés par de la documentation touristique qui, soit dit en passant, est à votre entière disposition. Tout ce que vous n’aurez pas pris avant le jour J du 28 juin finira à la poubelle.

Le mardi 28 juin est en effet la date à laquelle nous laisserons la salle totalement vide pour la rendre à son propriétaire, la SCI Legrand. Si vous n’avez rien d’autre à faire ce jour-là, Yvon appréciera votre aide au plus haut point. Il se voit mal en effet déménager tout seul les tables et les armoires, dont le volume ne justifie pas non plus de faire appel à des déménageurs professionnels.

Comme l’opération aura lieu en semaine, ce sera probablement une affaire de quatre ou cinq jeunes et fringants retraités, à qui cela ne devrait pas prendre plus d’une demi-journée. A moins bien sûr qu’il n’y ait des actifs également disponibles ce jour-là, qui seront bien entendu les bienvenus. Quoi qu’il en soit, merci d’envoyer un mail à Yvon pour confirmer votre disponibilité.

Scrabble en castellano/espagnol

Ce n’était pas la bousculade à la dernière partie de scrabble, puisque seule Lydia est venue essayer de battre le record, qui a d’ailleurs bien failli tomber. Il ne s’en est fallu que de quelques points !

Espérons que pour la prochaine partie, qui sera la dernière de l’année, tout le monde sera là. Ce sera le 11 juin à 13h30, et cette fois, c’est sûr, on réussira à faire tomber le record de 858 points établi voilà maintenant un an !

Et il convient peut-être de rappeler que l’on peut venir assister aux parties de scrabble en spectateur, mais dans ce cas, il faut s’attendre à être sollicité pour servir le café.

Cursillo / Stage de Flamenco

Le nouveau stage de flamenco, avec Antonio TRIANA, initialement prévu les 14 et 15 mai, a dû être reporté au week-end des 11 et 12 juin, où Antonio viendra avec une nouvelle chorégraphie pour laquelle les danseuses avancées (6 heures de stage) devront se munir d’un éventail. Pas de tenue ni d’accessoire particulier pour les débutant(e)s (2 heures de stage).

Pour une question de bonne organisation, merci cependant à toutes les personnes intéressées de s’inscrire auprès de Pepita dès que possible.

Quiz Baleares (Epilogue / Epílogo)

La remise des lots dont était doté le Quiz sur les Baléares a eu lieu au retour du voyage, entre les deux cours d’espagnol du mardi matin, auxquels participent les trois gagnantes, Violette, Michèle et Christine.

Comme convenu, il s’agissait de bouteilles de vin directement rapportées d’une cave de Majorque visitée pendant le séjour. Un blanc et un rosé pour chaque concurrente, pour qu’il n’y ait pas de jalouses. Des vins qu’on ne trouve nulle part ailleurs, comme l’explique l’article d’Yvon dans le Spécial Mallorca.

Rentrée

Même pas encore en vacances qu’il nous faut déjà penser à la reprise, qui aura lieu cette année le lundi 26 septembre. Avant cela, il y aura eu les quatre Forums réglementaires, à Paimpol et Lannion le 03 septembre, et à Guingamp le 10. Pour Lanvollon, nous n’avons pas encore la date.

Notez bien la date du 03 septembre, car il n’est pas sûr que le GazapO de rentrée soit en ligne avant cette date.

En ce qui concerne les activités elles-mêmes, pas de changements à signaler puisque Pepita continuera ses cours de flamenco, salsa et tango, et Yvon, bien que retraité de fraîche date, n’arrêtera pas ses cours d’espagnol, qui par contre, à Lannion, n’auront plus lieu au même endroit. (Voir l’article Mudanza/déménagement).

L’Assemblée Générale Annuelle aura lieu en octobre, et en novembre il y aura une nouvelle dégustation de vins, cette fois de La Rioja, puisque c’est la région que nous avons mise au programme pour le voyage de 2012, qui se déroulera cette fois hors vacances scolaires, la deuxième quinzaine de mai. On continuera à jouer au scrabble et il y aura de nouveaux stages de danse, en France et sans aucun doute en Espagne.

Los Amigoëlos comptent sur vous à la rentrée mais en attendant, Bonnes Vacances à tous.

Especial Mallorca 2011





Paraguas y Mantones / Châles et Parapluies

Un jour, vous me verrez certainement danser avec un beau « mantón » noir avec des fleurs rouges. Ce « mantón », ou châle, a une histoire, que je vais vous raconter.

Le samedi 30 avril, nous avons tous passé la journée à Palma. D’après Satu, notre professeur de flamenco, le magasin où nous pouvions acheter des châles était facile à trouver. Pauvre Yves (mon mari) ! Lui qui a horreur de déambuler dans les rues à la recherche de boutiques, il a été servi ! Toute la journée à parcourir des dizaines de petites rues qui partent de la « Plaza Mayor », à la recherche de ce fameux magasin « Paraguas ». On nous indiquait à chaque fois une boutique de parapluies. On a dû les faire toutes. Par ce temps estival ! Ils sont bizarres, ces Français.

Pepi, quant à elle, a réussi, non sans mal, à le dénicher, ce fameux magasin « Paraguas », et elle y a trouvé le châle de flamenco qu’elle cherchait. Vous comprendrez facilement qu’en rentrant le soir à l’hôtel, je n’étais pas de très bonne humeur. Et pour comble de malchance, ne voilà-t-il pas que je me tors la cheville. Avis médical : trois jours de repos ! Ce qui fait que je n’ai pas pu participer à l’excursion du lundi à Sóller. Mon mari par contre y est allé. Et avant de prendre le petit train à la gare de Palma, il s’est rendu au pas de course, guidé par Pepi et Yvon, au magasin « Paraguas », où il m’a acheté le châle de mes rêves. Tous les trois sont ensuite revenus à la gare juste à temps pour … voir l’arrière du dernier wagon qui s’éloignait. Ils n’avaient plus qu’à attendre le suivant.

Surtout, quand vous me verrez avec mon « mantón », n’hésitez pas à me dire et à me redire qu’il est très beau !

Françoise

El Toro Gay / Le Taureau Gay

Certains, un peu plus attentifs au paysage, l’avaient repéré dès notre arrivée à Majorque, le dimanche 24 avril. Comme ses 89 autres congénères éparpillés à travers l’Espagne, il campait fièrement sur sa colline, à proximité d’Algaida. Cependant, à la différence de ses semblables, ce taureau de métal, sauvé par la Cour Suprême en 1997 et classé depuis monument historique, n’était pas noir d’ébène mais arc-en-ciel !

Pour ma part je ne l’ai vu que le samedi suivant, averti de sa présence et de sa situation par Mauricio, qui avait ce jour-là remplacé Jaime aux commandes du car qui nous conduisait à Palma, la capitale de l’île.

Surprenant, de voir ce taureau verticalement rayé de violet, de bleu, de vert, de jaune, d’orangé et de rouge, les six couleurs dont les homosexuels des deux sexes ont fait leur bannière. Et plus surprenant encore, au retour de Palma, alors que nous nous étions passé le mot et le guettions pour mieux l’admirer, de constater qu’il était redevenu tout noir. Mauricio lui-même n’en revenait pas ! Comment se faisait-il que ce taureau, multicolore le matin, eût le soir retrouvé sa robe sombre ? Mystère !


Un mystère qui ne serait éclairci que le mardi suivant, à la lecture de Ultima Hora, journal local qui consacrait une page entière au sujet. Et c’est ainsi que j’ai appris que pendant que nous visitions la belle ville de Palma, une "armée de 40 ou 50 personnes", parmi lesquelles deux sénateurs du Parti Populaire, avaient sans autorisation envahi la propriété de Son Munar pour rendre au taureau sa couleur originelle, ainsi que les imposants attributs des mâles de son espèce, qu’on lui avait enlevés.

Pas question, apparemment, pour la droite majorquine, de tolérer au beau milieu de son île la présence d’un taureau émasculé, et de surcroît gay !

Quelques jours plus tard, le taureau d’Algaida devait retrouver des couleurs, cette fois printanières, puisqu’il a été nuitamment couvert de fleurs, elles-mêmes promptement couvertes à nouveau d’une épaisse couche de peinture noire ! Ni gay, ni hippy, notre taureau national !!

Cette silhouette de taureau que l’on peut voir au bord des routes, en autocollant sur les voitures et même à la place du blason sur le drapeau espagnol, était à l’origine une publicité pour le brandy Veterano, de la maison Osborne. Création de l’artiste Manuel Prieto, le tout premier taureau, en bois, est apparu en 1957 aux abords de la Nat.1. Métallique depuis 1961, il a maintenant une hauteur de 14 mètres et pèse 4 tonnes. De plus en plus, il est utilisé comme support des revendications les plus variées.

Yvon

La Chasse au Trésor / En Busca del Tesoro

Le vendredi 6 mai, vers 10h30, une escouade d’une quarantaine d’investigateurs amateurs fut débarquée d’un car dans une petite ville inconnue, avec une mission aussi secrète qu’impossible car délivrée dans un message codé. On a fini par supposer qu’il s’agissait de localiser le trésor de l’Inca et de s’en emparer. Trésor, qui, de toute évidence, avait été ramené du Pérou par des aventuriers espagnols au XVIème siècle et soigneusement dissimulé, depuis, ici même, d’où le nom de la ville.

Mission surhumaine donc, car contrairement au commando étatsunien héliporté pour se débarrasser de Ben Laden, non seulement nous n’avions ni préparation ni expérience, mais le but précis de notre expédition était lui-même assez énigmatique et difficilement déchiffrable. La seule piste suggérée était la présence sur le marché du cuir de vendeurs, indicateurs probables vers la découverte du trésor. Las ! c’était une fausse piste manifestement élaborée pour tromper l’ennemi... car il n’y avait ce jour-là nul marché.

En désespoir de cause, notre troupe s’est dispatchée en petits groupes à la recherche dont on ne savait pas quoi exactement. Un premier succès encourageant fut la découverte à la mairie de plans de la ville. Dès lors chacun partit de son côté à l’aventure, repérant en chemin les bons endroits où se restaurer.

Certains crurent que le trésor devait être enfoui quelque part dans l’église, mais elle était fermée à double tour...

D’autres découvrirent un magnifique centre culturel aménagé autour du cloître Saint-Dominique avec une exposition d’art contemporain au deuxième étage. Un vrai trésor de l’esprit sans aucun doute...

Quelques-uns, -ou quelques-unes-, se laissèrent séduire par des robes ou des chaussures, prouvant ainsi que le véritable trésor de la ville d’Inca était de toute évidence le tourisme.

Finalement tout le groupe se retrouva, vers 17 heures, au rendez-vous du car, content mais bredouille et un peu dépité d’avoir raté l’objectif fixé.

La révélation de l’énigme eut lieu un peu plus tard à Manacor, car c’était là, en définitive, que se trouvait le fameux trésor de l’Inca : un amoncellement somptueux de perles et de bijoux, bien à l’abri sous des vitrines verrouillées, que nous pûmes contempler à loisir. Un trésor bien visible et à la disposition de tout un chacun, mais contre espèces sonnantes et trébuchantes... Pas de quoi pavoiser donc !

Ainsi se termina cette inoubliable journée de chasse au trésor que chacun put commenter à sa manière, et dans la bonne humeur, au cours d’un buffet bien mérité à l’Hôtel Felip.

Etienne














Historia de cerdo / Histoire de Cochon

En Bretaña, se suele decir que en el cerdo, todo está bueno. En Mallorca es lo mismo, y la matanza del cerdo es una gran fiesta gastronómica, pero la particularidad reside en la variedad de cerdo. Hablamos del cerdo negro utilizado en la preparación de la sobrassada de Mallorca, especialidad tan famosa como deliciosa. El porc negre es uno de los primeros animales domésticos establecidos en la isla. Era considerado como un animal bienaventurado y algunas partes de su cuerpo, como huesos y dientes, se han usado hasta hace poco como amuletos para conservar la salud o favorecer la procreación. Su pelaje tiene una coloración negra.



Su alimentación se basa en el aprovechamiento directo de los productos de la tierra, incluidos los higos. También las algarrobas, las habas, los garbanzos y la harina de cebada se emplean para cebar a los cerdos. La sobrassada consiste en una mezcla de la carne de cerdo negro con partes magras de cerdo blanco, con grasas para formar una pasta que se sazona con pimentón, o pebre bord (elaborado con pimiento rojo de Mallorca). Para saborear sobre una rebanada de pan durante una cata de vino por ejemplo. ¡ Que aproveche !

Catalina
















Vino bueno y barato / Bon vin pas cher

Au retour de Valldemossa, nous nous sommes arrêtés à Santa Eugènia, au cœur de la région de Binissalem, l’une des deux appellations vinicoles de Majorque. A une centaine de mètres du village, nous avons trouvé une maison d’apparence fort banale, qui n’avait de particulier, à l’entrée de sa grande cour, que l’écriteau annonçant: Vinya Taujana.

C’est là que nous avions rendez-vous avec Joan, co-propriétaire de cette petite, toute petite cave familiale, dont nous avions concerté la visite quelques semaines plus tôt. Sur les lieux, nous avons retrouvé Arnaud, jeune breton installé à Palma, et ses parents qui, connaissant notre programme, avaient souhaité participer à cette dégustation. Appelé par son épouse, qui tient la boutique, Joan est arrivé peu après, et nous a conduits dans la cave, que nous n’avions pas imaginée si grande sous une maison si petite. Là, il nous a parlé avec passion de son "hobby" de vigneron, en précisant que dans la vraie vie, il est agent de police à Palma. Il nous a aussi expliqué qu’après une période incroyablement faste pendant l’épidémie de phylloxéra en France, les vins de Majorque avaient ensuite connu eux aussi une longue et grave crise qui avait eu raison de la plupart des petites exploitations familiales comme la sienne.

Ce n’est qu’ensuite qu’est arrivée la minute de vérité. Alignées au centre d’une table dressée au beau milieu de la cave, il y avait une bonne dizaine de bouteilles de vin (blanc, rosé et rouge) entourées de plateaux garnis de jambon, de fromage et de sobrassada (voir l’article "Historia de cerdo"), et tout autour, à la lisière de la table, une quarantaine de verres manifestement impatients de faire notre connaissance. Nous ne les avons pas fait attendre. D’abord, comme il se doit, le blanc ou le rosé, voire l’un et l’autre, tous les deux issus de cépages autochtones et exclusifs de l’île de Majorque, "moll" pour le blanc, "mantonegro" pour le rosé. Selon les mots de Joan : "Il y en a peut-être de meilleurs, et certainement de moins bons, mais ces vins-là, vous n’en boirez qu’ici".

Respectant le protocole, nous sommes ensuite passés au rouge. Et n’avons pas été déçus ! D’autant moins déçus que Joan, heureux de partager avec des amateurs éclairés le fruit de son travail, ouvrait les bouteilles en veux-tu en voilà, au point qu’il a fallu que ce soit nous qui lui demandions d’arrêter.

Le problème s’est posé au moment des achats. Pas possible en effet, quand on voyage en avion, de rapporter trois ou quatre cartons de vins. Nous avons bien essayé de grouper nos forces pour faire une commande qui permette un envoi à peu de frais, mais nous n’avons réussi à atteindre que le nombre de 26 cartons, alors qu’il en eût fallu 72 pour compléter une palette. La mort dans l’âme, nous avons dû nous contenter d’acheter quelques bouteilles, à consommer sur place les jours suivants.

Mais il n’est pas jamais trop tard pour bien faire, et peut-être parviendrons-nous, s’il y a parmi nous suffisamment d’amateurs de bon vin, et celui de Vinya Taujana est aussi bon que son prix raisonnable, à passer une commande. Si nous arrivons à 72 cartons ou plus, les frais de port seront quasiment insignifiants. Nous voulons bien nous en occuper.

Roger et Yvon

FLAMENCO

Nous étions 5 filles, qui tous les 2 jours grimpions la longue rue qui nous conduisait chez Satu. Impossible de se tromper d’adresse car une enseigne nous indiquait clairement la spécialité des lieux : ESCUELA DE BAILE SATU JIMENEZ

Sevillanas Flamenco

Nous troquions rapidement nos tenues estivales contre nos tenues « flamenco ». Quelques échauffements et nous entrions dans la danse. Nous avions choisi une musique de « rumba flamenca ». Satu nous montra sa chorégraphie et nous fûmes unanimes pour la travailler pendant ce stage de 10 heures.

Si quelques « taconeos » nous étaient familiers, nous rencontrions des difficultés avec les « planta-tacón ». Les cours suivants nous butions sur les palmas à contretemps et pour finir nous étions fâchées avec les déhanchements qui donnent à la rumba flamenca toute sa saveur. Mais notre persévérance et notre envie d’apprendre étaient notre victoire. Au fil des heures, nous prenions un peu d’assurance et sur le chemin du retour l’une ou l’autre commentait ses faiblesses et nous nous encouragions mutuellement.

Nous garderons un excellent souvenir de Satu professionnelle, mais aussi de Satu très accueillante et, comme nous avons pu le voir, attentionnée avec ses jeunes élèves.

Et les "chicas bretonas" auront-elles laissé une quelconque empreinte sur le plancher vert tant de fois foulé ?

Jeannine





¡ Postres Peligrosos ! / Desserts Dangereux !

La Academia de Baile de Satu Jiménez, donde teníamos una clase de flamenco cada dos días, se encuentra en lo alto de la Calle del Puerto. Al otro lado de esta larga calle, llena de tiendas en su parte baja y algo desangelada más arriba, casi enfrente de la Academia de Satu, está el restaurante Ca’n Bernat, donde muchos de nosotros, por algo será, almorzamos en varias ocasiones.

El menú diario (8€) incluía el primer plato, el segundo plato, el postre, el pan y la bebida. ¿Barato, verdad? Pero no mucho más que otros restaurantes que encontramos en Alcúdia o en Sóller. ¿Entonces, por qué hablar del Ca’n Bernat, y no de los otros?

Simplemente porque el Ca’n Bernat es el único que por este precio tan módico propone una increíble variedad de postres caseros, a cual más apetitoso, de los que una puede servirse a voluntad, sin más límite que sus ganas de comer o la terrible perspectiva de volver a casa con unos cuantos kilos de más.

Hay amores que matan.

Pepita

Une journée à PALMA / Un día en Palma

Le samedi 30 avril, nous débarquons à Palma par un temps radieux. Direction la magnifique cathédrale où, surprise, nous croisons, au détour d’une chapelle, des Costarmoricains que nous connaissons. Le monde est bien petit ! Ils sont aussi admiratifs que nous !

Ensuite, nous partons à l’aventure par des petites rues très animées qui nous mènent à la Plaza Mayor, après avoir rencontré Yvon et surtout Pepita en plein achat « flamenco ».

Une très belle place, certes moins imposante que celle de Madrid, mais sans doute plus sûre (pas besoin de mettre les sacs à dos devant soi).

Nous apercevons des affiches annonçant un festival de danses folkloriques. Très rapidement, nous pouvons bénéficier de démonstrations très colorées, notamment de la part d’un groupe colombien.

Un déjeuner sur cette place et nous reprenons nos déambulations dans les rues de Palma, où nous admirons de belles architectures, des patios fleuris, sans oublier le passage obligé par El Corte Inglés.

Puis retour vers la Plaza Mayor, où nous assistons à la fin du spectacle et à ce qui nous semble être un fest noz catalan : tout le monde danse et beaucoup ont sorti du sac à main ou de la poche, les castagnettes. Quelle ambiance !

Nous nous serions bien encore un peu attardés, mais l’heure du retour approche et nous nous dirigeons tranquillement mais sûrement vers le point de rassemblement.

Une très bonne journée qui nous laisse l’envie de revenir à Palma.

Jocelyne et Claude

CABRERA

Une île d’une beauté à couper le souffle.



Cabrera, citée deux fois dans le quiz Baléares du Gazapo, figurait au planning du voyage, ce qui n’a pas manqué d’attirer notre attention sur ce site qui s’est avéré intéressant à bien des égards.

La traversée d’une heure en bateau au départ de Colonia de Sant Jordi était prévue pour le mercredi 4 mai. Dès le matin, ceux qui ont le pied marin l’attendaient avec impatience, les autres avec appréhension ; les premiers prenant d’assaut le pont avant inondé de vent et de soleil, les autres s’installant prudemment à l’arrière ou à l’ombre. Ce fût, de l’avis général, une très belle journée. Mais qu’a donc cette île de si particulier ?

C’est un parc national maritime et terrestre, classé depuis 1991.

Au total ce sont 10000 ha qui sont dorénavant protégés, dont 1500 ha environ correspondent à l’archipel de Cabrera. Les eaux sont transparentes et poissonneuses et les fonds variés : sable, roches, grottes, plantes marines, offrant l’habitat et la nourriture à des nombreuses espèces de poissons, mollusques et crustacés. Une plante marine notamment joue le rôle essentiel d’oxygéner l’eau de mer « la posidonia ». Pas de vipères, mais un petit lézard propre à ces îlots de Cabrera, appelé « le podarcis lilfordi ». Outre une zone de passage pour les oiseaux migrateurs, Cabrera possède des colonies d’oiseaux telles que la mouette, le cormoran huppé, le puffin, le pétrel et des rapaces tels que le faucon et le balbuzard pêcheur, pour ne citer que les principales espèces. La végétation est celle d’un maquis méditerranéen et on y dénombre 450 espèces dont une propre aux Baléares « les ses bledes ».

Mais Cabrera n’a pas été seulement un paradis terrestre ! L’île, en effet, a servi de prison, certains disent de camp de concentration, aux prisonniers français après la capitulation de Bailén en 1808. Des 25000 soldats que comptait l’armée française environ 3000 survivront, d’abord, à des épidémies dans la Ville de Cadix, où ils étaient concentrés, puis, à leur isolement sur cette île dépourvue d’eau potable et n’ayant pour abri que des grottes et des cabanes de fortune.

Pour ceux que cette tragédie humaine de l’histoire napoléonienne intéresse, l’historien canadien Denis Smith en a écrit et publié tout récemment un récit.

Marie-France

La Ca’n Prunera à Sóller

On n’imagine pas, dans une petite ville comme Sóller, trouver un endroit aussi magnifique, et surtout abritant une telle quantité d’œuvres d’art de grands maîtres du XIXème et XXème siècles.

La maison, majestueuse, a appartenu à une famille enrichie dans le commerce des fruits. C’est un très bel exemple d’Art Nouveau avec une façade en pierre calcaire blanche ornée de splendides balcons en fer forgé ! Ce fer forgé se retrouve d’ailleurs dans les rampes d’escalier très bien travaillées.

Les pièces sont meublées avec des meubles Art Nouveau, éclairées de très beaux lustres et carrelées de carreaux anciens en ciment aux motifs graphiques très variés. Plusieurs pièces sont consacrées aux expositions. On peut ainsi y admirer des œuvres de Gauguin, Cézanne, Vlaminck, Picasso, Miró, Klee, Kandinsky …

Au sous-sol, une installation assez surprenante : des vases transparents où flottent des cervelles (mouton ? porc ?... ), chaque vase étant balayé par de très jolis jeux de lumière.

Pour se remettre de ce choc visuel et émotionnel, il reste à se promener dans un jardin reposant agrémenté de sculptures, essentiellement des bronzes, et à descendre en trolley au Port de Sóller.

Josette et Janine

El Hondero Balear

Le Lanceur de Pierres* Baléar

Lors de notre visite à la verrerie d’art Gordiola nous avons pu voir, en traversant la cour entre l’atelier et le musée, la statue d’un homme quasiment nu armé d’une fronde. Il s’agit d’une œuvre en bronze d’un artiste majorquin du XIXème siècle nommé Llorenç Rosselló.

L’histoire du Frondeur Baléar est cependant beaucoup plus ancienne que cette statue de 1898, puisqu’elle remonte à la préhistoire des Iles et à la première civilisation qui les a habitées, la civilisation talayotique.

Dès cette époque en effet, selon des recherches étymologiques approfondies, les habitants de Majorque et de Minorque se présentaient déjà sous le nom de « Balears », qui leur avait été donné par les marchands phéniciens dont la présence dans les îles de la Méditerranée est antérieure à celle des

Grecs et des Romains. En vieux phénicien, le verbe "lancer" se disait, semble-t-il, "yaroh", et le substantif "maître" "ba’lé", ce qui donne, si l’on unit les deux concepts, "ba’lé yaroh", ou "les maîtres du lancer".

Cette explication, que l’on pourra trouver discutable, semble bien être corroborée par les historiens grecs et romains qui s’accordent à présenter les habitants des Iles Baléares comme des guerriers d’un grand courage dont la spectaculaire habileté à manier la fronde était connue dans toute la Méditerranée. Beaucoup d’entre participèrent d’ailleurs comme mercenaires des phéniciens aux guerres gréco-puniques, ainsi qu’aux trois conflits qui opposèrent Rome à Carthage. Il semblerait que la dernière guerre à laquelle aient participé les frondeurs baléars, dans l’infanterie légère, ait été la Guerre des Gaules, menée par Jules César de 58 à 50 av. JC., alors que les Iles Baléares, conquises par Quinto Cecilio Metelo en 123 av. JC après deux longues années de lutte, faisaient déjà partie depuis belle lurette de l’Empire Romain, qui y avait fondé les villes de Pollentia y Palma.

Complètement romanisés, les Baléars mirent leurs armes de côté et, peu à peu, la fronde tomba dans l’oubli, où elle serait définitivement restée si les bergers n’en avaient conservé l’utilisation, et surtout si dans les années 80, un certain Biel Frontera ne lui avait rendu une surprenante et éclatante actualité en créant la "Federació Balear del Tir de Fona", dont la naissance est elle-même une histoire peu banale.

Biel Frontera raconte en effet qu’une nuit, un lanceur de pierres d’un autre âge lui apparut en songe, et lui dit toute son indignation de voir qu’on avait délaissé au profit du foot-ball ou du basket une tradition qui par le passé avait fait la réputation, et même la gloire des ancêtres. Fort impressionné par ce rêve mystérieux, Biel se mit en quête d’autres personnes susceptibles de l’aider à remettre au goût du jour la pratique ancestrale, et le 31 juillet 1977, pour les fêtes patronales de son village de Llubi, il organisa la première compétition de « Tir de Fona », à laquelle participèrent 19 lanceurs. Ce fut un grand succès dont toute la presse de l’île s’empara avidement, au point que le principal quotidien, "Diario de Mallorca" du 2 août, lui consacra sa première page. On considère aujourd’hui ce championnat local de Llubi comme le point de départ du renouveau aux Iles Baléares de la Fronde, sport maintenant strictement réglementé, et fortement encouragé par le gouvernement autonomique, qui en a bien compris la valeur culturelle.

A quand l’inscription de la fronde baléare au patrimoine immatériel de l’Humanité ?

* Le mot "frondeur" a au fil du temps acquis en français le sens de "rebelle à l’autorité" que n’a pas le mot espagnol "hondero".

Yvon